Woerth, et ça continue !

Publié le par Aleth

 

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Maistre avait conseillé à la fortunée dame de ne pas régulariser son île car on risquait de tirer le fil qui déroulerait toute la pelote. Et ce fil est celui antithétique d’Ariane. Il ne permet pas de sortir du labyrinthe mais au contraire d’aller en son cœur retrouver le veau d’or à la place du Minotaure. Ces enregistrements ont ouvert la boîte de Pandore et les effluves qui s’en échappent sont malodorants.

C’est comme aux Galeries Lafayette, tous les jours on en apprend une nouvelle, et chacune enfonce un peu plus l’immaculé Eric dans une fange peu ragoutante.
 
On apprend par exemple que l’immaculé Eric avait déjà eu des soucis avec des comptes (Rue89) :
Par un arrêt du 26 janvier 1990, le Conseil d’Etat annule son élection. En cause, l’incompatibilité avec sa fonction de directeur général de l’ADO. ADO, trois lettres pour « Agence de développement de l’Oise », trois lettres qui auraient pu causer sa perte dès l’entame de sa carrière politique.
 
« L’ADO exécute ses missions sans titre légal »
 
L’Agence et son directeur général se sont faits vertement épingler le 12 novembre 1992 dans un rapport définitif de la chambre régionale des comptes de Picardie, que Rue89 s’est procuré, comme Mediapart et Le Canard Enchaîné.
 
Dès sa création en juillet 1986, son poids dans le département a immédiatement été important. Par une décision du 13 octobre de la même année, le conseil général de l’Oise confie à l’ADO « l’impulsion, la coordination et la cohérence de toutes les actions concourant au développement départemental », et en même temps l’ensemble des crédits d’interventions économiques de la collectivité locale.
 
Illégal, tonne le tribunal administratif d’Amiens le 1er décembre 1987 : il est interdit de confier de telles attributions à une association régie par la loi de 1901. Attributions alors légèrement modifiées par le conseil général, mais insuffisamment. Ce que la chambre régionale des comptes ne manque pas de souligner :
 
« C’est sans titre légal que, depuis la décision du tribunal administratif d’Amiens, l’ADO exécute les missions qu’elle remplit pour le compte du département et pour lesquelles elle reçoit une subvention du conseil général. »
 
« La gestion de l’ADO a été dispendieuse »
 
Cette subvention « représente plus de 80% des ressources totales » de l’ADO, note encore la chambre. Et elle ne semble pas approuver la façon dont l’Agence dépensait l’argent public :
 
« La chambre a en effet relevé que la gestion de l’ADO au cours de la période examinée avait été dispendieuse, pour des actions dont l’intérêt, dans le cadre de l’action économique du département, était souvent discutable, et dont la mise en œuvre était parfois improvisée. »
[…]« Après deux augmentations de 25,7% et 18,9% intervenues en juillet 1987 et janvier 1989, le salaire brut mensuel de monsieur Eric Woerth a été porté de 23 400 francs en juin 1986, date de son recrutement, à 35 000 francs en janvier 1989. […]
 
A cette rémunération mensuelle, il convient d’ajouter les trois primes de fin d’année de 23 400 francs, 29 418 francs et 29 418 francs, qui lui ont été versées au titre des exercices 1986, 1987 et 1988. Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail. » […]« Après l’arrêt du Conseil d’Etat, ci-dessus mentionné, annulant son élection au conseil municipal de Chantilly, monsieur Eric Woerth, craignant à juste titre d’être également déclaré inéligible au conseil régional dont il était aussi membre, informait le président de l’ADO de son intention de résilier son contrat d’engagement et d’abandonner son emploi dès le 8 février 1990.
 
Le président a accepté que monsieur Eric Woerth n’exécute aucun préavis et l’a ainsi libéré sans délai de toute obligation contractuelle. En outre, “eu égard aux excellents résultats de l’ADO sous sa direction”, selon ses propres termes, il a décidé de lui octroyer une prime de fin de contrat d’un montant égal à cinq mois de salaire, soit 175 000 francs. »

 
Médiapart soulève de beaux lièvres comme ceux-ci :

Ce n’est pas tout. « Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail, et comme son domicile, situé à Chantilly, est éloigné du siège de l’Agence, les frais d’essence pris en charge par l’ADO ont été coûteux pour les finances de celles-ci. En 1988, par exemple, leur montant a été de 15.060 F. La chambre a également relevé qu’en stricte application de son contrat, Monsieur Eric Woerth aurait dû percevoir au titre de l’exercice 1986, compte tenu de la date de son recrutement, une prime au plus égale à la moitié de celle dont il a bénéficié, qui s’est élevée à 23.400 F. »
A ces observations, reprises dans le rapport définitif de la chambre régionale de Picardie, Jean-François Mancel a répondu en soutenant que le salaire du directeur de l’ADO était « peu différent des salaires des fonctionnaires territoriaux » occupant de tels postes de responsabilité. Mais l’argument n’a pas convaincu les magistrats : « La chambre conteste cette évaluation qui cumule abusivement les régimes indemnitaires de périodes différentes » et maintient que « la rémunération nette dont bénéficiait le directeur de l’ADO en 1990, soit 400.000 F, était très nettement supérieure » à celles des fonctionnaires évoqués.
Autre mélange des genres, avec les frais d’avocat. « La chambre a également relevé que les frais d’avocat de M. Eric Woerth dans l’affaire » devant le Conseil d’Etat (9.000 F) ont été « pris en charge indûment par l’ADO ». Or « cette affaire avait en effet un caractère éminemment personnel puisqu’elle portait sur l’éligibilité de M. Eric Woerth au conseil municipal de Chantilly ».

 
N’y avait-il pas là, déjà en 1992, un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric. On remarque aussi surtout que l’immaculé Eric est très loin d’être l’ennemi de ses intérêts, intérêts qui coûtent chers à la collectivité.
 
On apprend que les 7.500 € versés par la fortunée dame ont abouti sur le compte d’un microscopique parti (NouvelObs) :
 Madame Bettencourt a aussi versé 7.500 euros à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010", reconnaît-on dans l’entourage de Patrice de Maistre. Valérie Pécresse et l’UMP étaient en campagne pour les régionales. Pas l’ex-ministre du budget. Comme révélé par Mediapart, il existe bien en Picardie une "association de soutien à l’action" d’Eric Woerth (voir la déclaration au Journal Officiel) un parti intégralement dévoué au ministre du budget puis du travail, qui n’a touché aucune cotisation en 2008 (donc sans adhérent apparent à l’époque), d’après les derniers bilans comptables rendus publics sur le site."
Et Le Figaro complète :
Autre information : l’« Association » a également bénéficié au fil du temps de quatre versements de la part de l’UMP. Un point qui pourrait envenimer la situation dans laquelle se trouve actuellement le ministre du Travail. Car ce dernier, également trésorier du parti présidentiel, pourrait être à nouveau accusé de confusion des genres, en étant lui-même à l’origine des subventions de l’UMP vers son parti.
Suivi par Le Monde :
Ce parti aurait bénéficié de quatre versements de la part de l’UMP pour un montant de plus de 60.000 euros. De quoi payer des frais de réceptions qui s’élevaient à plus de 15.000 euros rien qu’en 2008...
 
N’y avait-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric.
 
Vous voyez le truc, un parti sans adhérent, qui reçoit des subventions, y compris de l’UMP, c’est après ma Mythologie, la Bible : charité bien ordonnée commence par soi-même (je ne suis pas sûr que ce soit dans la Bible, mais bon, je suis comme Jeanne d’Arc j’entends des voix). Mais il faut aussi se demander si ce n’est pas un travestissement de la loi que de créer un parti sans adhérent à vocation ultralocale et personnelle afin de toucher « légalement » des subventions.
 
Mais nos surprises ne s’arrêtent pas là. Le Monde, qui a manqué de passer dans l’escarcelle des proches de Sarkozy (Olivennes et Richard), révèle que l’immaculé Eric a dîné avec la fortunée dame, lui qui déclarait ne pas la connaître, tout comme il ne connaît Maistre que de vue, bien qu’il chassât le gros gibier avec lui et lui accrochât un ruban à la boutonnière :
Un simple scellé, dans les centaines de documents judiciaires liés à l’affaire Bettencourt. Il s’agit du journal intime de Martin d’Orgeval, un photographe, très proche de François-Marie Banier, et donc de Liliane Bettencourt. Une date y est consignée : "30-01-08 : Liliane reçoit le ministre du budget à dîner Eric Woerth".
 
"Liliane", c’est donc Mme Bettencourt, première contribuable française, qui doit recevoir, ce 30 janvier 2008, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, Eric Woerth. Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, celui-ci a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. M. de Maistre n’est autre, à l’époque, que l’employeur de Florence Woerth.
 
Interrogé par Le Monde, le cabinet de M. Woerth a confirmé l’existence de ce dîner.

 
Les coïncidences de dates sont troublantes comme le dîner avec Peugeot juste après son cambriolage. Il aime les dîners l’immaculé Eric, en Suisse (mars 2007) pour récolter des fonds, fonds de ces banques qui aident à la fraude fiscale, au Bristol pour remercier les donateurs de l’UMP en présence de Nicolas Sarkozy, alors Président de la République (mélange absolu des genres) ou encore dans des locaux de son ministère (comment peut-on utiliser des bâtiments publics pour des fins privés ? A-t-il payé le loyer équivalent ?).
 
N’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudra demander à l’immaculé Eric ?
 
Ce n’est pas tout. Médiapart, une sorte de mastif qui ronge l’os jusqu’à la moelle et creuse ce puits sans fond, découvre qu’en 2008 avec une très grande célérité l'Etat rembourse pour 30 millions d’euros à la fortunée dame, et qu’il n’y aurait eu aucun contrôle fiscal depuis 15 ans de la fortunée dame, au contraire des affirmations de Baroin déclarant qu’avec cette catégorie de particuliers c’est tous les trois ans que l’on contrôle :
Liliane Bettencourt a reçu de l’Etat, en mars 2008, une somme de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Un virement effectué avec l’aval du ministre du budget de l’époque, Eric Woerth, dont la femme gérait la fortune de la milliardaire.
D’autre part, Mediapart peut révéler qu’aucune enquête fiscale n’a visé l’héritière de L’Oréal depuis au moins quinze ans.

 
Il est évident que si l’on fait un chèque de 30 millions d’euros on prend la peine de vérifier un peu et alors on découvre les comptes en Suisse et évidemment non seulement on ne donne pas ces 30 millions mais on colle une amende.
 
Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Nicolas Sarkozy, en pleine crise d’autosatisfaction et de dénigrement tous azimuts (de ses ministres choisis par lui-même, déclarés par lui-même comme les meilleurs), s’est flatté que l’UMP n’avait pas de casserole (oubliant un peu vite son ami Aeschlimann, ses proches Balkani et d’autres) comme le RPR et a pris une vigoureuse défense de l’immaculé Eric. Il a une mémoire très courte. Il a été un membre très influent de ce même RPR, mais surtout qui a eu pour adjointe Louise-Yvonne Casetta, appelée la cassette, aux ordres du RPR et condamnée. Et qui a été l’adjoint de Louise-Yvonne Casetta au RPR ? Mais avant écoutant cette édifiante déclaration de cette femme qui a tout pris sur elle car on y voit ce que sont ces immaculés hommes politiques (Le Point) :
« Mme Casetta, qu’attendez-vous de ce procès ? » interroge la juge Catherine Bretagne. La question la cueille par surprise. « Qu’on reconnaisse que j’avais un rôle d’exécutante , lâche-t-elle, qu’il y avait des hommes politiques au-dessus de moi et qu’aujourd’hui ces hommes politiques ne me parlent plus, ne me regardent plus, qu’ils ont la lâcheté de me laisser toute seule. Que j’ai même été interdite d’entrée dans une soirée électorale et que... j’ai été cassée. Voilà » , achève-t-elle, la gorge nouée.
 
Quels hommes politiques ?
 
« Les trésoriers du RPR, les secrétaires généraux, les secrétaires nationaux, tous ceux qui donnaient des ordres » , ajoute-t-elle. Pas un nom n’est cité, mais les oreilles d’Alain Juppé, Robert Galley, Jacques Boyon, Jacques Toubon, Jean-Louis Debré, qui ont occupé ces hautes fonctions à la tête du parti ces années-là, ont dû siffler. Dans la salle, le message passe.

 
Quels étaient les rapports entre l’immaculé Eric et Louise-Yvonne Casetta ? Le Monde, avec d’autres, nous apprend ceci :
Autre activité méconnue d’Eric Woerth, la direction de l’Agence de développement de l’Oise (ADO). Au début des années 1990, avec deux personnalités importantes du RPR - l’ancien secrétaire général Jean-François Mancel et Louise-Yvonne Casetta, la "banquière" du parti chiraquien -, M. Woerth s’était attaché à mieux faire connaître son département.
 
Mais lors du procès d’Alain Juppé on apprend aussi ceci (L’Express) :
Alain Juppé passe des moments fort inconfortables, mais se défend bec et ongles, affirmant, par exemple, avoir ignoré jusqu’en 1993 le système des emplois fictifs. « A cette date, dit-il au tribunal, j’ai recruté un nouveau directeur administratif et financier, Eric Woerth, venu du privé, pour régulariser la situation. » C’est ce dernier, ajoute Alain Juppé, qui a révélé que, « à côté des 155 salariés du RPR, il y avait une quinzaine de personnes dont les salaires étaient pris en charge par des entreprises privées ». Pourtant, après 1993, il n’est pas mis un terme à la pratique des emplois fictifs.
 
L’immaculé Eric va donc nous expliquer qu’aussi au RPR il y avait une compartimentation totale et que la main droite ignorait ce que faisait la main gauche, tout comme il nous explique la très grande compétence de son épouse, ce que ne semble pas confirmer Bakchich :
Mais revenons aux qualités de Florence, la fidèle épouse de l’ex-comptable de Chirac… Si on peut affirmer qu’elle n’a pas de chance en affaires, c’est en raison de sa carrière manquée à la banque Rothschild. Entrée dans ce précieux temple de l’argent en 1997, au moment où Eric commence à se faire un petit nom en politique, assez vite Florence fait florès à la tête d’une unité qui place du fric dans les nouvelles technologies.
 
Tout marche si bien que de fortes sommes, extraites de la fortune « privée » des Rothschild, sont confiées à la sagacité de Florence. Las, c’est si bien la catastrophe que les patrons de la banque envisagent de se priver des services de Florence. Ce qui serait une erreur politique. La femme de Woerth est donc évacuée vers la com’ du groupe, où ça craint moins pour la prospérité des tas d’euros.

 
L’immaculé Eric semble surtout défendre malicieusement ses intérêts et suivre le vent : Ce préambule pour indiquer que le bon Eric, expert en argent politique, n’est pas exactement l’oie blanche qu’il veut nous montrer. Ce vertueux n’a-t-il pas créé le « Club de la boussole » dont la charte était « la fidélité à Jacques Chirac », pour mieux le trahir.
 
Ce qui ressort de cette histoire c’est qu’il y a toujours et partout de l’argent, que Woerth passe entre les gouttes, que la compétence de sa femme ne semble pas à la hauteur, que les mensonges sont légion, qu’il n’y a pas de réponses aux questions :


- Pourquoi engager Florence Woerth dont la compétence n’est pas avérée et alors qu’il y a un gestionnaire en place depuis 7 ans sans que cela soit utile ?


- Pourquoi la société Clymène a-t-elle fait faire un bond de plus d’un millions d’euros dans la masse totale des rémunérations de 2007 à 2008 ?


- Pourquoi aucun contrôle fiscal n’a-t-il été lancé à la suite de la révélation des comptes du photographe au Lichtenstein ni contre ce même photographe (à propos de ces comptes car il y en a eu à propos de dons) ni contre celle qui lui a donné ces fonds ?


- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle fiscal lancé contre la fortunée dame en 2009 après les informations fournies par le juge Courroye ?


- Pourquoi tant de personnes ont-elles reçu des légions d’honneur de la part d’Eric l’immaculé ?


- Jean-François Kahn a-t-il raison quand il parle de trafic de décorations ?


- Qui a payé la salle du ministère du budget pour recevoir les plus gros donateurs de l’UMP ?


- Des vérifications ont-elles été faites des sommes récoltées en Suisse par Eric Woerth, notamment en mars 2007, afin de savoir s’il n’y avait pas dedans de l’argent frauduleux ?


- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il connaît à peine Maistre avec qui il chasse et à qui il offre la breloque, ainsi qu’il dit ne pas connaître la fortunée dame chez qui il dîne ?


- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il y a le secret fiscal afin de ne pas révéler si la fortunée dame faisait partie de la liste des 3 000 alors qu’il dévoile le contrôle fiscal du photographe ?


- Pourquoi Woerth dit-il qu’il n’a jamais donné d’ordre pour lancer ou ne pas lancer de contrôle fiscal en affirmant ensuite qu’il a autorisé le contrôle du photographe ?


- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle de la fortunée dame quand la fortunée dame a demandé un remboursement de 30 millions d’euros et que cette somme a été versée avec célérité ?


- Pourquoi Maistre mentirait-il quand il déclare que c’est Woerth qui lui a demandé d’engager son épouse dans une conversation qu’il ne sait pas enregistrée ?


- Pourquoi dire que l’on a pas une tête à … serait-ce un argument valide ?


- En quoi sa probité absolue est-elle confirmée par son action dans l’Oise et notamment son invalidation électorale, sa mise en cause par la chambre régionale des comptes ?


- Va-t-il nous dire qu’il ne connaissait pas Louise-Yvonne Casetta ?


- Va-t-il nous prouver qu’il ignorait tout des emplois fictifs du RPR qui ont perduré après 1993, date à laquelle il avait été nommé pour y mettre de l’ordre ?


- Va-t-il nous prouver qu’il ne savait rien de ce que savait Louise-Yvonne Casetta ?


- Va-t-il nous dire qu’il ignorait tout des ennuis judiciaires de Jean-François Mancel et de ce qui les a créés ?


- Va-t-il nous expliquer quelle est la validité de son microparti sans adhérent ?
 
Vignette document public sur lequel apparaissent Woerth, Mancel et Casetta dont deux ont eu affaire de très près à la Justice

Source AgoraVox

 


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Un «Genevagate» menace Mme Bettencourt et les Woerth

 

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Deux comptes suisses, à Vevey et à Genève, ont été mis au jour par les enregistrements du maître d’hôtel. Le réseau de sociétés gérant la fortune de l’héritière L’Oréal finit sous le Jet d’eau, près de l’Hôtel d’Angleterre. Selon un banquier de la place, «depuis 2008, Florence Woerth était presque à demeure à Genève».

 

Au fur et à mesure des révélations entourant la fortune de Liliane Bettencourt et des écoutes – si elles sont authentiques – révélant un véritable montage financier d’évasion fiscale, les langues se délient à Genève. Et pour cause! Les gérants de fortune de la place financière genevoise n’en veulent pas tellement à l’héritière de L’Oréal, qui pèse quelque 16 milliards grâce aux 31% d’actions qu’elle détient dans le groupe cosmétique et aux 3% qu’elle contrôle chez Nestlé, faisant d’elle la plus importante actionnaire de la multinationale.

Ils en veulent à Eric Woerth, aujourd’hui ministre français du Travail, mais qui fut, il y a quelques mois encore ministre du Budget, n’hésitant pas à brandir la liste des 3000 noms de citoyens français, volée par Hervé Falciani en 2009 chez HSBC Private Bank (Suisse) à Genève.

Actifs gérés depuis Genève

L’un d’eux, spécialiste des «family offices» (sorte de banques privées pour très grandes fortunes) tempête: «Eric Woerth, qui avait fait de l’évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C’est lui aussi qui, avec Peer Steinbrück, alors ministre allemand de l’Economie, nous a conduits sur la liste grise de l’OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu’au même moment, sa femme Florence, l’une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le «family office» de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l’Hôtel d’Angleterre?»

Cette entité de gestion de fortune genevoise fait partie de la holding Téthys qui gère les actifs de l’héritière, à savoir principa­lement les dividendes de son paquet d’actions chez L’Oréal et chez Nestlé, ainsi que ses biens immobiliers. Elle travaille main dans la main, mais depuis la Suisse (!), avec la société financière française Clymène, dirigée par l’homme de confiance Patrice de Maistre et employeur, depuis 2007, de Florence Woerth, épouse de l’ex-ministre du Budget.

Et notre financier fâché d’ajouter: «Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n’était certainement pas pour voir son Jet d’eau!»

Les enregistrements illicites faits par l’ex-maître d’hôtel de Liliane Bettencourt ont déjà mis au jour deux comptes bancaires, l’un à Vevey, de 65 millions d’euros, l’autre à Genève, de quelque 16 millions d’euros. Ces deux comptes sont tellement réels que Liliane Bettencourt et son gérant de fortune Patrice de Maistre les ont déplacés au mois d’avril dernier, selon les dernières informations, non plus à Singapour ou Hongkong, mais dans une assurance-vie en France au profit du petit-fils de Liliane et fils de Françoise, aujourd’hui en procès avec sa mère (voir ci-contre). En 2009 et 2010, le directeur de la société financière Clymène a donc fait, de son propre aveu, de très nombreux aller-retour à Genève et dans l’arc lémanique, pour «qu’on enlève ces comptes».

Autre fait avéré des liens entre Clymène et Genève est le transfert, il y a quelque deux ans, de 280 millions d’euros des comptes français de Liliane Bettencourt chez UBS Genève. Enfin, selon des documents publiés cette semaine par l’hebdomadaire Marianne, il s’avère que la fortune déclarée en 2007 dans l’Hexagone par l’héritière L’Oréal et ses gérants s’élevaient à 2,2 milliards d’euros pour une imposition de 40 millions d’euros.

Enfin, en tant que trésorier de l’UMP, Eric Woerth, lui aussi, connaît visiblement passablement bien la route qui conduit à Genève, chez un autre de ses amis, Pierre Condamin Gerbier, responsable de l’UMP à Genève et gérant de fortune ardent défenseur des «family offices». C’est ce dernier qui s’est chargé, notamment, d’organiser le dîner de gala au Crowne Plaza, puis au Caviar House, avec les plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse romande, en mars 2007, lorsque Woerth était venu collecter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Or, comme le confiait un autre banquier genevois, lui aussi extrêmement courroucé, au Matin Dimanche en septembre 2009, «Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français.» La collecte finale avait rapporté, en tout, plus de 7 millions d’euros.

 

Source La Tribune de Genève

 


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Bettencourt: à qui allait l'argent liquide retiré par la comptable ?


L’ancienne comptable de Liliane Bettencourt pouvait retirer jusqu’à 50.000 euros en liquide chaque semaine, au nom de Mme Bettencourt, de l’argent qui «était distribué», a affirmé vendredi sur RMC Me Antoine Gillot, avocat de cette trésorière particulière.

Claire T., comptable de Liliane Bettencourt pendant 12 ans et qui a quitté son poste en novembre 2008, «avait un accréditif auprès d’une banque pour retirer chaque semaine des espèces, cet accréditif était de 50.000 euros par semaine et cet argent était distribué», a déclaré Me Gillot.

Il a précisé que Mme T. «notait précisément à qui cet argent en espèces était remis» dans des «carnets qui ont été restitués, lorsqu’elle a quitté Mme Bettencourt, à l’un de mes confrères» au service de la milliardaire de 87 ans, héritière de L’Oréal et première fortune de France.

Interrogé sur le fait que des hommes politiques ou des partis politiques aient pu recevoir de cet argent liquide, l’avocat a répondu:«ça fait partie des possibilités».

 

«Woerth s'est mis dans une situation qui n'est pas irréprochable»

A la question de savoir si Eric Woerth en tant que trésorier de l’UMP aurait pu être bénéficiaire de ces sommes, Me Gillot a botté en touche: «C’est une question que peut-être l’enquête révèlera, je n’en sais rien».

«Je ne connais pas l’homme et ne me permettrai pas de le juger (.) Mais il s’agit aussi d’un homme politique et je pense qu’un homme politique doit être irréprochable. (…) Je ne sais pas si M. Woerth est irréprochable, l’avenir le dira, en tous cas il s’est mis dans une situation qui, elle, n’est pas irréprochable», a-t-il poursuivi.

Interviewé par la même radio, Me Olivier Metzner, avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, la fille unique de la milliardaire, a réagi à l’annonce de ces sommes en liquide retirées chaque semaine.

«Nous croyions à l’époque qu’il n’y avait que M. Banier (accusé d’abus de faiblesse sur Mme Bettencourt, ndlr) qui lui avait soustrait simplement un petit milliard d’euros et nous découvrons que tous ceux qui étaient là pour la protéger en profitaient au passage comme M. de Maistre, un certain nombre de prédateurs qui se trouvaient autour», a déploré l’avocat.

«Et il semble qu’il y ait d’autres ramifications qui vont être découvertes dans les jours qui viennent», a-t-il ajouté, souhaitant que l’ex-comptable qui «avait la confiance totale» de Mme Bettencourt soit «rapidement entendue».

Source Libération

 


 

Le voile intégral Elyséen est déposé sur le WoerthGate

 

Dans un premier temps, le WoerthGate a été traité avec mépris par l’exécutif. C’est uniquement devant le tollé suscité sur le web, par cette affaire d’Etat hors du commun, que les positions ont changé. Les chasseurs sont devenus les chassés d’un improbable chassé-croisé (désolé, je n’ai pas pu résister à me laisser aller à cette répétition).

Une fois la prise en compte de cette saute d’humeur de l’opinion réalisée, la "tête de la femme" du ministre est tombée, dans une cacophonie assourdissante. Cette démission assez incompréhensible dans les faits, puisque rien ne pouvait lui être reproché selon les commentaires du gouvernement réalisés quelques jours auparavant, reste donc un mystère puisqu’aucune enquête apportant des faits nouveaux n’était en cours. Cette démission est donc du "fait du prince". A son grand étonnement, d’ailleurs ! puisque celle-ci s’est même laissée convaincre qu’elle avait pu "sous-estimer le conflit d’intérêt" dont son rôle et sa fonction étaient l’objet. Pas de pôle-emploi pour le Gotha cependant, Florence Woerth a été nommée au conseil de surveillance d’Hermes depuis le mois dernier. Ce premier acte du WoerthGate a été concédé dans la douleur!

L’Elysée tente aujourd’hui de reprendre la main

Cette mansuétude à l’égard du peuple se sentant trahi, à juste titre, ne s’est cependant pas révélée efficace puisque les révélations ont continué. Quand ce n’était pas le Canard Enchainé, c’était Mediapart, Bakchich, Marianne ou bien Le Monde qui rajoutaient un fardeau supplémentaire à Eric Woerth.

En milieu de semaine dernière, dépassé par les évènements, L’Elysée a donc annoncé un remaniement pour octobre. Octobre, mais pourquoi Octobre au juste ? il n’est en effet aucunement question d’octobre rouge dans cette décision !

Nicolas Sarkozy a en effet besoin du soldat Eric Woerth pour faire passer cette fichue régression sociale sur les retraites en octobre prochain. Et sans cette réformette supplémentaire à son actif, pas question de briguer un second mandat, puisque le score présidentiel de ce premier quinquennat, pour l'électorat de droite, serait réduit à Bling-bling.

Une fois le remaniement annoncé, les cartouches manquaient cependant à notre chasseur sachant chasser, crédité à l’occasion par les sondages de seulement 25 % d’opinions favorables. Et il sait qu’à ce niveau-là, il attaque le socle en béton armé de l’UMP le gazier !

Alors, l’Elysée a ressorti les cartons rouge. il y’ avait trois cibles qui clignotaient sur son Desk en noyer véritable: Christian Blanc et ses 12.000 € de havane "parce qu’il le vaut bien lui aussi", Alain Joyandet et ses vols privés à 116.000 € (+ permis de construire) et Rama Yade et ses 45.000 € de frais hôteliers "non consommés" à l’occasion. Le couperet s’est donc porté sur les deux premiers, la troisième étant adorée des français et une des rares représentantes des minorités visibles.

Ce week-end, MAM a fait feu de tout bois pour nous convaincre une fois de plus de faire confiance à un Eric Woerth ne valant même plus sa marionnette de l’info à l’argus des anciens ministres. Et le correcteur d’orthographe du président, Henri Guaino y est allé de sa plume pour nous faire cracher notre consentement au wording en vigueur : il n’y a pas d’affaire Woerth. Noyé dans ses circonvolutions, Henri Guaino a cependant classé cette affaire dans la bonne catégorie : Panama, Stavisky et Markovic, avant de marteler : "où sont les millions" ?

C’est bien ce que nous aimerions savoir Monsieur, sauf votre respect ! Mais pour cela il faudrait encore qu’une enquête soit menée, car pour l’instant nous n’avons en face de nous que Mediapart en tête de Ligne (à lire d’urgence : son exceptionnel dossier). Mais où est donc passée la justice, monsieur Guéant ? pensez-vous être encore crédible lorsque vous niez dans ce même article une intervention du président dans le rachat du Monde, alors même que nous savons que celui-ci a téléphoné et rencontré son PDG voilà quelques jours  ?

On dira sans doute que je fais de vilains amalgames, après cela. Heureusement mardi prochain, l’assemblée vote la loi téléphonée depuis l’hiver dernier sur le voile intégral.
Sous les sunlights des fortunes

 

Source AgoraVox

 


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Woerth : le début de la fin ? Attention du très très lourd !

 

A la double démission des deux larrons Joyandet et Blanc criant d’un même cœur leur probité et à la machination politique, démission qui ne règle rien dans le fond et qui au contraire attise les braises car tout le monde pense que c’est insuffisant et certains croient que c’est un contre feu du château, démission à l’origine de laquelle l’Elysée a voulu faire croire qu’il en était alors que cela fait flamber sa stratégie d’étouffement de la crise par le temps et un remaniement complet, sorte de coup de balai magique mettant sous le tapis cette poussière honteuse et malodorante ou d’éponge qui effacerait la lourde ardoise du pouvoir, après le lâchage précoce d’Alain Madelin et plus récent de Juppé et de MAM, voilà que la justice a décidé de s’intéresser à Florence Woerth et les conditions de son emploi à Clymène et par ricochet à son époux de mari, le ministre du travail ex décorateur de légion et ex manitou du contrôle fiscal inexistant, triple figure du singe qui ne voit rien, ne dit rien et n’entend rien. Mais nous nous entendons le grondement du tonnerre.

Le Monde, qui n’est pas en reste dans cette histoire après avoir eu des ratés au démarrage (est-ce le fait que ce soit le trio BNP qui ait remporté la bataille de son rachat qui lui donne des ailes, contre les affairistes de l’Elysée - Perdriel/Olivennes et Richard/Orange - ?) nous apprend qu’à Nanterre les enregistrements ne seraient pas tombés dans les oreilles de sourds :
 
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, s’apprête à relancer son enquête préliminaire en visant directement le ministre du travail, Eric Woerth, ainsi que son épouse, Florence. Il précise ses intentions dans un rapport, auquel Le Monde a eu accès, et qui a été adressé, le 23 juin, au parquet général de Versailles. "A l’issue des auditions et vérifications permettant d’apprécier l’authenticité des enregistrements [clandestins faits au domicile de la milliardaire], écrit ainsi M.Courroye à sa hiérarchie du parquet général de Versailles, il pourrait être envisageable, sauf meilleur avis de votre part, de faire vérifier les éléments révélés dans ces conversations." […] M. Courroye rappelle que des liens pourraient être faits entre l’emploi de l’épouse du ministre, gestionnaire de la fortune de la milliardaire, les dissimulations fiscales, et la fonction d’Eric Woerth, ministre du budget. Le magistrat va même plus loin, en citant les dons financiers opérés en faveur de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth.

Dans toute affaire il est toujours intéressant de s’intéresser aux dates, à défaut de petits pruneaux pour lâcher le ventre. Vous aurez remarqué que celle du rapport du juge Courroye est le 23 juin. Cela rend savoureux la déclaration de chanteuse lyrique de l’épouse du ministre voulant prouver que son mari est plus qu’intègre. Coluche aurait aimé lui qui parlait des lessives qui lavaient plus que blanc. Le Monde : Florence Woerth, l’épouse du ministre du travail Eric Woerth, s’emporte. Elle a dénoncé samedi "l’injustice", les "mensonges" et "calomnies" dont son mari est, selon elle, la victime dans l’affaire Bettencourt. "Cela ne l’atteindra pas", a dit Mme Woerth sur BFM-TV. "Il est plus qu’intègre, on ne pourra rien lui reprocher. C’est plus que de la calomnie", a-t-elle ajouté. Mme Woerth a qualifié de "folie collective" l’emballement politique et médiatique autour de l’affaire Bettencourt et les mises en cause de son mari dans le cadre de cette affaire.
 
Cet article est daté du 4 juillet, or l’on sait que la ministre de la justice une certaine Michèle Alliot Marie ne s’opposera pas à la démarche du juge Courroye. Ceci veut dire qu’évidemment depuis ce 23 juin toute la haute Sarkozye est au courant de l’initiative du juge, et donc Florence Woerth aussi et on imagine soit l’arrogance folle de ses déclarations, soit le cri de la bête poursuivie par le feu de la forêt qui n’a d’autre issue que le précipice.
 
On se demande si va tenir très longtemps la double ligne Maginot de la défense de la famille Woerth s’auto-justifiant d’épouse à époux et d’époux à épouse que l’on en veut au mari qui tenait les cordons de la bourse de l’Hexagone parce qu’il est le pilier du chapiteau des retraites - ceci en France - et le fusilier marin de la lutte contre la fraude fiscale - ceci en Suisse : Selon lui [l’avocat], "la réalité c’est qu’Eric Woerth a été le seul ministre du budget à s’attaquer à l’évasion fiscale, ce qui a permis à l’Etat français de bénéficier de plus d’un milliard (d’euros) de recettes". "En agissant avec une telle détermination, il a nécessairement porté atteinte à certains intérêts financiers suisses. Que ceux qui ont fait leur fortune grâce aux capitaux français lui en veuillent, c’est une évidence, qu’ils se vengent en portant de faux témoignages contre son épouse est indigne", a conclu l’avocat.

Il est bon de rappeler :
 
    * qu’Eric Woerh était en Suisse en mars 2007 pour un grand raout des donateurs helvètes au profit de la campagne de Nicolas Sarkozy, qu’il a dîné avec Maistre, Bettencourt, Peugeot, plusieurs fois avec les membres du Premier cercle, genre d’amicale des donateurs les plus riches, dont une fois au Bristol en compagnie d’un certain Sarkozy Nicolas en décembre 2009 (20 minutes) : Il récompense les soutiens du « premier cercle »...

 
Ils donnent entre 3.000 et 7.500 euros (le maximum légal) par an à l’UMP. Ces généreux donateurs appartiennent au « premier cercle » des soutiens du parti politique de Nicolas Sarkozy. Tous les six mois, ils sont conviés à un cocktail ou un dîner de remerciement, en présence du président, relate Le Parisien.
 
Lundi soir, la petite sauterie a eu lieu au Bristol, raconte le quotidien. « Costume de soirée », « tailleur à paillettes » : l’ambiance est festive et c’est l’UMP qui régale, avec Eric Woerth aux manettes. Nicolas Sarkozy, lui, intervient pour son « one-man-show », explique le ministre du Budget.
 
Objectif 2012 ?
 
« Sarkozy fait rire son auditoire en se moquant (sans le nommer) de Jacques Chirac, puis en mimant l’embonpoint des sénateurs », décrit le journal. Au passage il rassure ses hôtes, notamment sur le bouclier fiscal.
 
C’est aussi l’occasion pour Nicolas Sarkozy d’encourager les donateurs à faire plus, entre autres, recruter autour d’eux. « Le moment venu, j’aurai peut-être besoin de vous... », précise-t-il aussi, selon le quotidien. En 2012 par exemple ?

Et une autre fois à l’opposé de toute déontologie, éthique, démocratie, dans les locaux appartenant au ministère du budget bâtiment public qui n’a pas à servir les intérêts de l’Union of Money Profit, dont on ignore à ce jour si l’UMP a payé un loyer correspondant à l’usage qu’en a fait le double coiffé Woerth : trésorier de l’UMP et , à l’époque, ministre du budget : Le dîner a eu lieu au printemps 2008 dans un des hôtels particuliers de la République, rue de Lille. L’hôtel de Seignelay, ancien ministère du Commerce, est aujourd’hui utilisé par les trois ministres de Bercy (Economie, Budget, Industrie) qui peuvent en disposer à tour de rôle. Le jardin, juste derrière le musée d’Orsay, est agréable. Un petit coin d’histoire de France : Coco, le dernier chien de Marie-Antoinette, y est enterré. Ce soir-là, c’est Eric Woerth, ministre du Budget, qui régale. Mais c’est avec sa casquette de trésorier de l’UMP qu’il a lancé l’invitation.
 
Sont conviés à sa table une douzaine de généreux donateurs du parti, accompagnés de leurs épouses. Aux côtés de son mari, Florence Woerth reçoit son employeur, Patrice de Maistre, 61 ans, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, accompagné de son épouse Anne. Les deux couples se connaissent. Le 23 janvier précédent, Patrice de Maistre a été décoré de la Légion d’honneur à Bercy, par le ministre du Budget en personne. Sont également invités ce soir-là un ancien de la banque Rothschild, plusieurs autres financiers, un homme d’affaires de l’immobilier, un industriel alors en délicatesse avec le fisc, et Robert Peugeot, PDG de FFP, la holding qui contrôle la participation de la famille dans PSA. Point commun de ces invités, outre leur surface financière et leur aide à l’UMP ? La chasse. Les hommes autour de la table sont de fines gâchettes. (le JDD) ;

    * que l’immaculé Eric a étrangement décoré les Maistre et Peugeot quand son chef faisait de même avec Desmarais le Canadien et Frère le Belge ;
    * que Maistre selon les enregistrements pirates aurait engagé en novembre 2007 une certaine Florence Woerth à la demande du ministre dans une société de 5 personnes qui se passait très bien depuis 7 ans d’un second gestionnaire, engagement pour la somme dépassant les 180 000 euros nets de salaire annuel
    * que la tribune de Genève déclare que madame Florence Woerth, dite l’innocente - au sens provençal - épouse de l’immaculé Eric était quasi à demeure à Genève
    * que l’immaculé Eric a été l’adjoint de Louise Yvonne Casetta, dite la cassette, co damnée par la justice, ancienne trésorière du RPR, place récupérée par l’immaculé Eric, cette même cassette qui fut l’adjointe du même Eric dans une association ADO qui aurait pu valoir à ce toujours Eric son inéligibilité pour l’illégalité du fonctionnement de cette association pour laquelle, comme l’a révélé la chambre régionale des comptes, il touchait un salaire de 400 000 F très nettement au-dessus des salaires de la fonction équivalente dans l’administration
    * que l’immaculé Eric est également cité dans l’affaire Waldenstein avec là aussi, milliard, fraude, souci d’héritage et légion d’honneur.
 
Enfin il faut se pencher sans tomber sur quelques points :

    * MAM a décidé de laisser courir l’enquête, comme Baroin en a lancé une au sein de son ministère. Les deux sont chiraquiens (apostats ?). MAM sait beaucoup de choses, on s’en doute. Elle a été présidente du RPR, minsitre de la défense lors de l’affaire Cleastream, ministre de l’intérieur (on sait ce que cela a donné de pouvoir à deux autres ministres : Pasqua et Sarkozy) et enfin de la justice. Piloterait-elle un missile contre l’Elysée ? Ou fera-t-elle avec Courroye une sorte de mano a mano, dans l’exercice bien connu d’étaler au grand jour un hochet afin de cacher la partie immergée de l’iceberg ?
    * qui va lancer au ministère une enquête sur le juge Courroye qui se saisit du dossier de l’étincelante famille Woerth qui aime tant les picaillons, les dorures, le golf, les chasses, les équidés, et fréquente toute la crème de Chantilly (facile, oui je sais) parce que ces personnages apparaissent dans des conversations piratées, quand lui-même est nommément cité de façon à le mettre dans une position très délicate, plus que délicate dirait la Florence, puisqu’il est soupçonné de collusion, via Houart et l’Elysée avec la fortunée dame qui a tant de libéralités avec un photographe insulaire ? Ou alors allons nous nous trouver devant le même cas hémiplégique que les démissions gouvernementales qui s’arrêtent à mi-chemin oubliant au passage une palanquée d’autres ministres : Hortefeux, Tron, Estrosi, Fillon pour son usage immodéré des Falcon pour retourner en Sarthe, Amara, Yade, Bachelot… Woerth.
    * qui va lancer une enquête sur Nicolas Sarkozy puisque ce bon juge cite également dans son rapport Pécresse l’oubliant au passage, puisque lui aussi apparaît nommément dans ces fameux enregistrements ?
    * qui va lancer une enquête sur ce monsieur Houart cité de nombreuses fois, lui aussi et de façon clairement engagé dans une possible collusion justice et famille Bettencourt ?
 
Mais tout cela devient du brut léger en face d’une nouvelle révélation encore plus explosive (on se demande où cette histoire va s’arrêter, une histoire de fait sans fin) Médiapart :
Entendue par la police lundi 5 juillet
L’ex-comptable des Bettencourt accuse : des enveloppes d’argent à Woerth et à Sarkozy
PAR FABRICE ARFI ET FABRICE LHOMME
L’ex-comptable de Liliane et André Bettencourt révèle, dans un témoignage explosif à Mediapart, comment le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèces, des personnalités de la droite française, dont Nicolas Sarkozy. Elle a notamment relaté un épisode – qu’elle a également rapporté lundi 5 juillet aux policiers – situé en mars 2007 et mettant en scène Eric Woerth. Ce dernier se serait vu remettre, via le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, une somme de 150.000 euros pour la campagne présidentielle de M. Sarkozy.

 
A ceci s’ajoute cela (Le Post) :
Interviewé par France Info, Edwy Plenel, patron de Médiapart, détaille : "L’ex-comptable cite deux noms dans cet entretien, qu’elle est prête à répéter devant les enquêteurs : Eric Woerth, en tant que trésorier de l’UMP. Elle décrit comment elle a sorti du liquide qui a été remis à Woerth. Elle l’a expliqué aux policiers hier."
 
"Elle dit aussi qu’il y avait de nombreux versements en liquide, à des visiteurs réguliers. Parmi eux, un visiteur régulier, Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly."150.000€ auraient été versés à Eric Woerth, destinés à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, indique Le Figaro. "C’est totalement faux", a commenté un conseiller de l’Elysée ce matin.
 
L’ancienne comptable indique que des campagnes d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac pourraient avoir également bénéficié de ces versements.
 
L’ancienne comptable explique qu’elle n’a pas la preuve matérielle de ces accusations.

 
Et enfin (Libération) :
L’ex-comptable affirme n’avoir retiré que 50.000 euros comme le lui permettait son accréditif, remis « à Liliane Bettencourt, qui, dit-elle, a ensuite donné l’enveloppe à Maistre, devant moi ».
 
Sarkozy « recevait aussi son enveloppe »
 
« Et j’ai rempli le carnet de caisse, avec, en regard de la somme, la mention "Bettencourt", que j’ai écrite moi-même. Je faisais toujours comme ça lorsqu’il s’agissait de l’argent destiné aux politiques, car il ne fallait pas de trace écrite », explique-t-elle.
 
« Si Liliane Bettencourt leur donne les carnets de caisse (rendus au moment de son départ fin 2008, ndlr), les policiers pourront vérifier mes dires. Je me souviens de la date de ce retrait destiné à la campagne de Sarkozy : c’était le 26 mars 2007. »
 
Les 100.000 autres euros ont été sortis d’un compte en Suisse à l’initiative de Patric de Maistre, toujours selon Claire T. qui poursuit : « Ensuite, Maistre m’a dit qu’il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, "discrètement" comme il m’a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement... »
 
Elle affirme aussi que Nicolas Sarkozy, quand il était maire de Neuilly de 1983 à 2002 et « un habitué » de la table des Bettencourt, « recevait aussi son enveloppe ».

 
A mon sens si Woerh et Sarkozy ne voient pas encore les quatre cavaliers de l’Apocalypse, ils entendent le bruit des sabots de leur chevaux et voient à l’horizon la poussière qu’ils soulèvent. Si cette information est avérée on peut espérer que ce pouvoir se désintègrera complètement sous quarante huit heures chrono. Enfin on peut toujours rêver. Aux armes citoyens, et la baïonnette au fusil, s’il vous plaît ! C’est une image bien évidemment.
 
On attend avec impatience les nouvelles déclarations de l’amicale des défenseurs de Woerth et Sarkozy. Et une plainte en diffamation de l’avocat Président de la République.

Source AgoraVox

 


 

Affaire Bettencourt: Woerth porte plainte pour "dénonciation calomnieuse"

 

Le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé mercredi qu'il avait décidé de déposer plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" auprès du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Dans un communiqué, l'ancien ministre du Budget mis en cause dans l'affaire Bettencourt "dénonce les accusations mensongères dont il a fait l'objet, en particulier concernant la réception de fonds en espèces au fin de financement illégal d'activité politique". Il sera défendu par Me Jean-Yves Le Borgne.

Dans un entretien paru mardi sur le site Mediapart, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt accuse M. Woerth d'avoir accepté, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en liquide pour la campagne présidentielle de 2007 et affirme que Nicolas Sarkozy lui-même s'est fait remettre des enveloppes lorsqu'il était maire de Neuilly-sur-Seine. Le ministre comme l'Elysée ont démenti.

Source NouvelObs

 


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Sarkozy menace le boss de Mediapart: "Ça va lui retomber sur la tête"


Après les attaques de plusieurs membres de l'UMP contre le site d'infos, au tour du président lui-même.
Mediapart, qui est à l'origine de la plupart des révélations sur l'affaire Bettencourt, est devenu la cible des attaques de l'UMP.

Après les attaques de plusieurs ministres à l'encontre du site d'informations fondé par Edwy Plenel, au tour de Nicolas Sarkozy, lui-même.

Ce mercredi, le chef de l'Etat a déclaré, devant les députés du Nouveau Centre reçus à l'Elysée, au sujet du directeur de la rédaction de Mediapart et des révélations de ses journalistes dans l'affaire Woerth-Bettencourt: "Au niveau déontologie, c'est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête", selon un témoin de cette réception.

Avant de lâcher cette phrase, le chef de l'Etat a rappelé mercredi les écoutes dont a été l'objet Edwy Plenel sous François Mitterrand... pour souligner que le fondateur de Mediapart utilise le même procédé: des écoutes illégales.

"Edwy Plenel, dont on connaît les affinités politiques et qui a fait pleurer Margot pour être victime des écoutes, il utilise des écoutes illégales d'un maître d'hôtel viré" par Liliane Bettencourt (...) Il s'est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique., a ajouté le chef de l'Etat, selon le même témoin.

"Imaginez si moi, j'écoutais les journalistes, qu'est-ce qu'on dirait !", a conclu Nicolas Sarkozy.

 

 

Source LePost/LeParisien

 


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La Sarkozie coule, les soutiens UMP s’affolent !


Ca y est la police a retrouvé les carnets de comptes et le débit de 50.000 euros du 26 mars 2007 à l’agence BNP de la rue de la Grande Armée (ça sent Water

loo tout ça , non ?) (Le Monde) comme déclaré par la comptable.

Tout d’abord vous vous souvenez que maître Kiejman a porté plainte contre la comptable pour le vol de ces carnets. Il serait très intéressant de savoir où la police les a retrouvés. Si c’est chez madame Bettencourt, comme affirmé par Claire T., cela a plusieurs significations :
1- elle aura dit la vérité sur au moins deux points : les carnets et les 50 000 euros. Cela lui est plutôt favorable ;
2- si ces carnets ont été retrouvés chez la fortunée dame, cela voudra donc dire que le justice devra poursuivre ceux qui ont déposé plainte pour plainte abusive, et cela voudra dire : a- que de ce côté-là du lac on ment, et b- que vraisemblablement on voulait discréditer la comptable sachant ce qu’elle pouvait révéler.
 
Il semble que, très tardivement, l’immaculé Eric porterait plainte dans un futur proche contre … X. Pourquoi si tardivement et pourquoi contre X puisqu’il parle de dénonciation calomnieuse et que toute la France et même les îles Feroé savent que cette dénonciation a été faite par une femme au visage découvert avec son nom au bas du PV et sa signature ? Il n’y a donc pas de X qui tienne (vous savez en Sarkoland seuls les témoignages sous X ont valeur de preuve contre la racaille, mais un témoignage à visage découvert avec des antécédents de sérieux, de probité ne vaut pas de preuve si cela concerne le haut du château).
 
Par ailleurs pourquoi Nicolas Sarkozy ne porte-t-il pas plainte lui aussi contre la comptable ?
 
Vous savez quoi ? Woerth se sait très fort pour une simple et bonne raison : la prescription. Si le juge Courroye, qui lance des investigations pour la galerie, car il connaît son droit sur le bout des doigts, ce juge qui aurait dû se dessaisir pour la double raison qu’il est proche de Nicolas Sarkozy et que celui-ci a été cité, et parce que lui-même a été cité dans ces enregistrements qui déclenchent l’enquête, déclare au bout de quelques temps qu’il y a prescription, personne ne pourra jamais prouver si elle existe l’implication de l’immaculé Eric, ou pis, on pourrait le prouver mais cela ne servirait à rien car il y aurait prescription. Le délai est de trois ans, les faits remontant à 2007. Woerh joue de ce côté-là sur du velours. D’où tout son cinéma. Il sait, et Courroye sait, qu’il y a de fortes chances pour que la justice ne passe pas et que la vérité trépasse.


Dans le cas où la comptable dit la vérité, ce sera un coupable injugeable. Vous savez que dans le même temps à cause d’une magistrale erreur de sa part - ne pas avoir fixé de date pour le renvoi du procès - , la juge de l’affaire Bettencourt, Madame Prevost-Desprez, a été temporairement dessaisie du dossier des écoutes et sans doute définitivement (Le NouvelObs) : Première conséquence, la juge, qui s’était commise pour effectuer le supplément d’information, se retrouve dessaisie du dossier, qui passe entre les mains de la cour d’appel de Versailles. Isabelle Prévost-Desprez ne peut donc pas, au moins provisoirement, mener d’acte d’instruction.

Et pour être bien certain que tout soit verrouillé, le parquet s’est quand même tourné vers le président de la chambre des appels correctionnels : "cette requête a un effet suspensif immédiat", souligne Maître Eolas. Mais, surtout, "d’ici un mois, le président de la chambre des appels correctionnels constatera que cette requête est inutile puisque l’appel est recevable de plein droit, ce qui interdira définitivement à la présidente de procéder, et permettra au parquet de se réfugier derrière une décision du siège pour justifier de ce dessaisissement."
 
Je vois donc gros comme une maison que l’on nous sorte cet argument de la prescription. D’où mon sentiment que Woerth se sent fort. Il devra tenir jusqu’à cette annonce de prescription. Il faut savoir qu’en même temps la commission d’enquête a été reportée par Copé en septembre et s’il y a prescription, plus d’enquête parlementaire.
 
Mais, car, parfois, la précipitation est mauvaise conseillère voici un rocher dans la tong de Woerth. Souvenez-vous des paroles de Claire T. (Rue89) : Claire T. bénéficie, à la BNP, d’une autorisation qui plafonne ces retraits à 50.000 euros. Or, en 2007, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt formule une demande particulière :
 
« C’était à la fin du mois de mars 2007. Patrice de Maistre, qui était devenu celui qui “s’occupait” des politiques, du fait de la maladie de Dédé, m’a convoquée pour me demander d’aller retirer à la banque une somme trois fois supérieure à l’habitude, à savoir 150.000 euros.
 
J’ai refusé, en expliquant que mon accréditif ne me le permettait pas. Il s’est énervé, en me disant que la banque ne nous refuserait pas ce service.
 
Je lui ai demandé la raison pour laquelle il lui fallait absolument récupérer un tel montant, et là, il m’a répondu : “Mais enfin, c’est pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy ! Je dois donner de l’argent à celui qui s’occupe du financement de la campagne, Eric Woerth. Et 50.000 euros, ce n’est pas suffisant.” »
 
La comptable prend conseil auprès de son interlocutrice à la banque qui lui confirme qu’un tel retrait suscitera forcément la curiosité de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances. Claire T. refuse donc la demande de Patrice de Maistre :
 
« Comme les 50.000 euros ne suffisaient pas, Maistre s’est rendu -ou a envoyé quelqu’un, je ne sais pas- en Suisse, pour prélever en urgence le complément, à savoir 100.000 euros.
 
D’après ce que j’ai compris, il n’a pas puisé dans le compte de Vevey mais plutôt dans celui de Genève. De toute façon, il allait toutes les semaines en Suisse… Ensuite, Maistre m’a dit qu’il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, “discrètement” comme il m’a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement…
»

 
Au passage la partie concernant les 100.000 € en Suisse a disparu des résumés de l’AFP. Bon à savoir.
 
Voilà, voilà on y vient. Un iceberg vient de faire un gros trou dans la coque du Titanic sarkozyaque. Car si effectivement il y a prescription de 3 ans pour le premier délit il en faut 10 pour celui de recel de blanchiment. Eh oui, mes p’tits gars : 10 ans. Voilà où courir et discourir peut entraîner, dans une chute vertigineuse, ceux qui s’y sont adonnés. Si les déclarations de Claire T. sont véridiques, le Maistre pressé de jouer au valet avec célérité auprès de l’ami chasseur et immaculé, il a commis une bévue de taille royale : avoir parlé de Suisse devant la comptable tout autant qu’avoir dit pour qui c’était. Il semble que l’arrogance soit un des principes moteurs de ce monsieur amateur de voilier et de voyages en Helvétie.
 
Nous savons déjà que madame T. n’a pas menti ni pour les 50.000 euros (sous réserve de connaître les dépenses d’avril 2007), ni pour les carnets (cela je le suppose car la police les a retrouvés). On peut se poser la question pourquoi Tracfin ne s’est pas intéressé de près à ces retraits réguliers de sommes qui ne peuvent en aucun cas servir à payer le coiffeur. Malgré sa très grande générosité j’imagine mal payer 100.000 euros une permanente (700 c’est déjà cher). Le Monde : D’après Libération, "il faut remonter au mois de janvier (2007) pour trouver confirmation des dires de la comptable, qui évoquait des sorties (d’argent) importantes destinées à des financements politiques". "Le 26 janvier, 100.000 euros sont donnés à ’Monsieur’", rapporte le journal. "Ma cliente est catégorique. Quand on sort 100.000 euros pour M. Bettencourt, ce n’est pas pour aller chez le coiffeur", commente l’avocat de la comptable, Me Antoine Gillot, cité par Libération.


On peut se poser la question de savoir pourquoi, selon la comptable, il n’y a pas eu de contrôle fiscal depuis 1995 de cette fortune, ni quand l’Etat a remboursé 30 millions d’euros, ni pourquoi en mars 2008 alors que la déclaration a été déposée en retard il n’y a pas eu 10 % de pénalités. Au fait en 2008 un certain Nicolas Sarkozy a aussi déposé avec beaucoup de retard sa déclaration. A-t-il eu droit à un redressement ? On se rappelle qu’il y a peu nos bons ministres disaient qu’il n’y avait pas de faveur pour quelque contribuable que ce soit, or éviter une pénalité de 10 % soit 4 millions d’euros, c’est bien un privilège et un écart au regard de la loi. Que vont faire nos ministres vis-à-vis du fonctionnaire indélicat qui a trahit son devoir dans un ministère dont le ministre est le héros cornélien de la lutte contre la fraude ?
 
Une nouvelle récente et fort intéressante est la découverte des ces carnets. Libération en fait une copie. voir image dans l’article. Libération en dit que cela contredit la comptable. En fait Le Figaro le dit : Selon Libération et Le Parisien, l’ex-comptable a vu ses accusations en partie remises en cause par les carnets de comptes des époux Bettencourt. Si 50.000 euros ont bien été retirés le 26 mars 2007 - somme qui aurait été, selon elle, remise à Eric Woerth -, la mention « Bettencourt » - habituellement apposée lorsque l’argent était destiné à des hommes politiques - ne figure pas à cette date. « Les sorties qui suivent sont l’addition de multiples remboursements de toute sorte », affirme Libération, qui cite 11.200 euros de frais pour une île des Seychelles, 12.861 euros pour la cuisine, 1.143 pour un médecin, 3.500 pour une relieuse de livres, 770 pour une coiffeuse… « Il n’y a pas le moindre élément qui permette de dire que ces sommes ont servi à autre chose que d’argent de poche », en déduit l’avocat de la milliardaire, Me Georges Kiejman.

 

bettencourt-carnet.jpg

 
Or si vous regardez bien l’image, bien qu’on ne puisse pas voir les dates, les versements sont antérieurs au retrait de 50 000 euros qui lui a une date visible : le 26 mars. Oui antérieur. Or cela ne veut pas dire que cette somme retirée à servi à payer ce qui est antérieur puisqu’il s’agit non d’un livre comptable mais de caisse. Ceci veut tout simplement dire quand il y a dépense c’est une sortie effective d’argent et non une facture à payer plus tard. Ce livre prouve que 50 000 euros sont sortis le 26 mars postérieurement aux dépenses de début mars. Il faudrait avoir le mois d’avril pour savoir ce qui a été payé avec cette entrée. Avec ce que nous savons cela ne contredit pas les déclarations de la comptable mais confirme que 50 000 euros ont bien été sortis le 26 mars.
 
Si notre comptable n’a pas menti pour les 50 000 € et les carnets, peut-on raisonnablement penser que pour le reste elle dise la vérité ? Chacun sa religion. Cependant on ne voit vraiment pas pourquoi elle mentirait. J’ai lu ici ou là, plus là qu’ici, qu’elle serait payée par Nestlé. Or ces déclarations ne changent en rien des faits :
1- c’est monsieur Bettencourt qui a vendu sa participation à Nestlé et personne d’autre et pour s’enrichir
2- la fortunée dame n’est déjà plus propriétaire des actions. C’est sa fille. Donc la divulgation de ces informations ne change en rien la possession des titres. Quelle que soit la suite de l’histoire cela ne rendra pas la pleine propriété à la fille du vivant de la fortunée héritière et veuve et quoi que soit la suite de l’histoire au décès de la fortunée dame, la fille deviendra pleinement propriétaire.
 
Cet argument, parfois repris par les journalistes est d’une indigence majeure.
 
Du côté de l’Union of Money Profit c’est un déchaînement hystérique. Le PS serait derrière cette affaire. Sans doute le majordome, la comptable, la fille et la justice qui a fixée la date du procès, sont-ils tous membres occultes du PS. Se regardant dans un miroir, imaginant le monde à leur image sans doute, ils ont mélangé honneur, déshonneur, chien, mort, suicide, honte. Ils ont vociféré comme jamais. Petits extraits (Le Monde) :
La ligne de la riposte a été lancée, mardi 6 juillet au Raincy (Seine-Saint-Denis), par Xavier Bertrand. En dénonçant les "méthodes fascistes" de certains sites Internet, il visait directement Mediapart, qui a multiplié les révélations sur l’affaire Bettencourt.
 
Mediapart sous le feu des critiques. Après avoir martelé pendant plusieurs jours que l’affaire Woerth reposait sur de la "calomnie", le parti majoritaire est passé à la vitesse supérieure, mercredi, en attaquant durement le site fondé par Edwy Plenel. Nicolas Sarkozy lui-même a directement attaqué l’ancien directeur de la rédaction du Monde, devant les députés Nouveau Centre."Edwy Plenel, dont on connaît les affinités politiques et qui a fait pleurer Margot pour avoir été victime d’écoutes, utilise des écoutes illégales d’un maître d’hôtel viré" par Liliane Bettencourt, a-t-il lancé, selon un participant, à la réception des centristes à l’Elysée. "Il s’est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand, et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique. Au niveau déontologie, c’est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête", a poursuivi le chef de l’Etat, selon ce témoin. "Imaginez si moi, j’écoutais les journalistes, qu’est-ce qu’on dirait !", a-t-il ajouté.
 
"Ce fameux site qui me rappelle une certaine presse des années 30", a renchéri ce mercredi matin Christian Estrosi sur France Info, faisant référence au fascisme qui traversait de nombreux écrits à l’époque. "Ce ne sont pas des journalistes", a martelé le vice-président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean Léonetti, toujours sur France Info. "Je suis choqué quand vous dites que c’est un site d’information. Ce n’est pas un site d’information, c’est un site de ragots, de déclarations anonymes", a également lancé Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille.
 
Face à cette déferlante, Edwy Plenel a annoncé son intention de porter plainte contre Xavier Bertrand pour diffamation. "Le journalisme, c’est l’honneur de la démocratie, la calomnie est de l’autre côté", a-t-il rétorqué. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a "pris acte sans surprise" de cette décision.
 
Une attaque plus générale contre la presse en ligne. Cette stratégie de contre-feu contre le site d’information Mediapart s’est accompagnée de critiques plus générales contre l’information en ligne. Mardi, à l’Assemblée, le ministre du budget, François Baroin, a dénoncé "les tweets, les blogs" d’une "cyber-cabale". Le ministre de la défense, Hervé Morin, a aussi regretté, sur RMC et BFM-TV, "une compétition effrénée entre la presse médiatique classique et Internet" où "plus rien n’est contrôlé", "où on ne prend pas le temps, un seul instant, de vérifier simplement l’information qui vous est donnée".
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Des amalgames historiques. En lâchant le mot "fasciste", Xavier Bertrand se doutait qu’il ferait des émules. Et les exemples historiques n’ont pas manqué, mercredi. Outre "la presse des années 30" évoquée par Christian Estrosi, Nadine Morano s’est illustrée en dénonçant "une espèce de collusion médiatico-politico-trotskiste qui essaie de jeter l’honneur d’Eric Woerth". Le président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar, a lui estimé, sur son compte Twitter, que "du temps de Staline, il y avait les montages photo, en 2010, en France, il y a Mediapart, mené par... un trotskiste".
 
Certains dirigeants de l’UMP ont également évoqué les morts des hommes politiques Roger Salengro et Pierre Bérégovoy, qui s’étaient suicidés à la suite de campagnes menées contre eux. "J’en appelle à votre vigilance. Un jour, cela peut vous arriver d’avoir votre honneur jeté aux chiens", a lancé Nadine Morano, en faisant référence à la phrase de François Mitterrand après la mort de Pierre Bérégovoy.

 
On le voit c’est l’artillerie lourde et honteuse.
 
Comme disait l’autre quand les bornes sont dépassées il n’y a plus de limites (Dac, je crois). Parler devant ses militants de fascisme quand on demande à des ministres de s’expliquer alors qu’ils ne s’expliquent pas et en répondent que par des larmes et des protestations outrées et bruyantes de probité et d’honneur, est détestable, honteux et médiocre. Faire les amalgames entre les faits dénoncés par une des deux parties engagées dans un procès comme étant d’origine politique est particulièrement malhonnête intellectuellement. Et bien sûr faux. Mélanger tout Internet afin que ceci salisse cela est bien connu des spécialistes de la communication, de ces spins doctors qui nous ont fabriqué le compétent hyperactif Nicolas Sarkozy dont on voit aujourd’hui dans l’adversité quel est son vrai caractère, sa lâcheté abyssale, son incapacité à faire face aux événements que du reste il ne maîtrise plus et qu’en fait il n’a jamais maîtrisés.

Parce qu’il lançait un sujet par jour, les journalistes nous ont traduit cela comme la maîtrise du temps et des faits, ce n’était que de la communication et non la capacité à diriger les éléments. Il y a Neptune pour cela. L’Olympe de Sarkozy c’est Montmartre. Cela ne va pas très haut. L’ensemble des arguments cités plus hauts sont un beau mélange d’hypocrisie, de techniques éculées de communication, de faussetés et d’erreurs. Parler de montage photo alors que les écoutes ne semblent en rien trafiquées, critiquer ces mêmes écoutes quand l’ami Woerth se flattait d’user de listing volés applaudi par sa clique qui faisait claque et quand la justice fans un procès opposant la veuve fortunée, Maistre à Médiapart et au Point a donné raison à ceux-ci contre ceux-là est pour le moins culotté comme disait ma grand-mère.
 
Juste pour terminer dans ces déclarations inspirées par la panique la plus totale celle-ci : Je suis choqué quand vous dites que c’est un site d’information. Ce n’est pas un site d’information, c’est un site de ragots, de déclarations anonymes", a également lancé Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. Morano celle qui va dans un meeting camouflée sous une burqa (là j’exagère), celle qui regarde un jeu vidéo avec ses enfants mineurs et très jeunes, jeu dont elle dénonçait l’existence tout en étant ministre de la famille, nous déclare donc que les déclarations sont des ragots et anonymes. Or quelles preuves absolues aurait-elle que ce seraient des ragots ? Elle était là, dans l’hôtel particulier pour dire que ce que relate la comptable n’est que ragot ? Le retrait des 50 000 euros, ragot ? La date de ce retrait, ragot ? Les carnets, ragot ?

Quant à dire que c’est anonyme, son prénom est cité, ce n’est pas parce que son nom n’avait pas été cité que c’était anonyme. Elle doit connaître autant le vocabulaire que son professeur de français, un certain Nicolas Sarkozy qui se disait le fils de Chirac car pour lui une monarchie élective cela voulait dire héréditaire. Pour Morano, le nom non dévoilé au public veut dire anonyme alors que la déposition a été faite à la police de façon nominative. De plus le nom de cette comptable est maintenant connue. Enfin parlons du plus gros matériau les enregistrements : ceux qui y parlent sont-ils anonymes ? Ils ont reconnu leur voix devant la police en ce qui concerne au moins la veuve fortunée et le grand Chambellan. Celui qui a enregistré, le majordome est-il anonyme ? La fille de la fortunée dame qui a remis ces enregistrements à la police l’a t-elle fait anonymement ? Les a t-elle donnés anonymement à Médiapart ? Médiapart les a-t-il communiqués anonymement ?
 
Panique à bord. Woerh se croyant sauvé grâce à la prescription (est-ce la raison pour laquelle Courroye s’est saisi du dossier pour mieux déclarer ensuite le dossier clos pour cause de délai dépassé ? Un autre juge, non du parquet, aurait-il cherché la petite bête afin de faire reculer cette date car un fait générateur antérieur pourrait alors rendre caduc cette prescription ?) se voit pris dans une toute autre histoire à considérer que madame T. dise la vérité. Recel de blanchiment. Ce sera difficile à prouver sauf qu’un témoignage est un élément dans un procès. Ne condamne t-on pas des voleurs, des violeurs, des assassins sans autre preuve que des témoignages ? Dans un procès il y a aussi le faisceau (mot d’où vient pour ces vociférateurs de l’UMP le mot fascisme, le faisceau étant la façon de se faire tenir ensemble les fusils, tout comme les phalangistes avec leur phalange) de preuves, de présomptions. Si madame T est crédible, si les dates de sortie de fonds en France (cela est prouvé) mais aussi en Suisse coïncident avec ses déclarations alors on peut arriver à une condamnation.
 
Reste à savoir si le juge Courroye ira en Suisse, si les Suisses ouvriront leurs banques et si le délai de cette enquête ne sera pas si long que beaucoup trop d’eau aura coulé sous le pont de l’Alma.

Source AgoraVox

 


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Chirac, Balladur, Kouchner... d'autres politiques cités par l'ex-comptable,

avec Sarkozy et Woerth


"Il y a eu beaucoup de personnes politiques qui ont reçu de l'argent…", a lâché Claire Thibout aux enquêteurs, sans pouvoir le prouver.

Témoin clé de l'affaire, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a de nouveau été convoquée ce jeudi par la police dans le Gard par les enquêteurs de la brigade financière, signale Le Monde.fr.

On ne sait pas encore ce qu'elle a dit aux enquêteurs ce jeudi mais on en sait un peu plus sur son audition de mercredi soir, par des policiers de la brigade financière.

Qu'a-t-elle dit ?

Après avoir affirmé mardi à Mediapart qu'Eric Woerth avait reçu 150.000 euros en liquide de la part de Liliane Bettencourt pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au printemps 2007, et que celui-ci avait lui-même reçu "son enveloppe", elle s'est rétractée.

Mercredi soir, elle a accusé Mediapart d'avoir "romancé" ses propos. Lors de cette audition, elle a aussi assuré aux enquêteurs de la brigade financière qu'elle "n'a jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy", rapporte Le Monde.fr.

Mais quand on lui demande si le chef de l'Etat aurait pu recevoir "des enveloppes d'espèces" par le couple Bettencourt, elle répond: c'est "possible", sans pouvoir prouver quoi que ce soit.

Surtout, l'ex-comptable cite de nouveaux noms d'hommes politiques, qui auraient pu toucher des sommes d'argent de la part du couple Bettencourt.

"Il y avait des enveloppes d'espèces qui étaient remises par M. Bettencourt ou de temps en temps par Mme Bettencourt à des politiques", a-t-elle déclaré aux enquêteurs. "M. et Mme Bettencourt étaient des personnes généreuses, et il y a eu beaucoup de personnes politiques qui ont reçu de l'argent", selon elle.

Après avoir répété les noms de Nicolas Sarkozy et Éric Woerth, elle a cité tour à tour: Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres.

Toutefois, l'ex-comptable n'a jamais assisté à aucune remise d'enveloppes même si elle raconte comme elle aidait André Bettencourt à préparer ces rencontres.

"La vérité est rétablie", selon l'Elysée

Le rétropédalage de l'ex-comptable a "réjoui" l'entourage du président de la République. Le sécretaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a notamment estimé que "la vérité est rétablie".

Contacté par Le Post, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a accusé ce jeudi matin Mediapart de "participer ou d'orchestrer une machination contre le pouvoir avec des allégations qui ne reposent sur rien".

Qu'en dit Mediapart ?

Le directeur de la rédaction et fondateur du site, Edwy Plenel s'étonne que l"'ex-comptable se soit comme par hasard retractée sur Nicolas Sarkozy", ajoutant: "Claire T., comme d'autres témoins, sont soumis à une très forte pression policière".

Source LePost

 


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L'avocat de l'ex-comptable de Bettencourt: "M. Woerth a menti"


L'ex-comptable affirme que plusieurs hommes politiques ont reçu des sommes d'argent en liquide de la part de Liliane Bettencourt. Me Guillot est venu affirmer que contrairement à ce qui avait été dit, elle ne s'est pas rétractée, mais a simplement "nuancé" ce qu'elle avait dit.

On apprend d'ailleurs ce vendredi que plus de 300.000 € ont été retirés en espèces à la veille des élections présidentielles de 2007.

"Il est plus qu'urgent que dans cette affaire, un juge d'instruction, c'est-à-dire un magistrat indépendant soit chargé de suivre cette affaire. "

Un véritable harcèlement.

"Tout ça dans un très grand empressement, et dans des conditions que je trouve inadmissibles s'agissant de ma cliente qui a fait l'objet d'un véritable harcèlement, et je dis les choses telles qu'elles sont, depuis un certain nombre de jours".

Qui organise les fuites ?

"Que les P.V. d'audition de ma cliente sont diffusés quasiment en direct dans les médias, alors je pose la question : Qui diffuse ces P.V. d'audition? (...) Je ne pense pas que ce soit la police, ou alors peut-être sa hiérarchie, et quand je dis sa hiérarchie, sa très haute hiérarchie…"

J.J. Bourdin : "Le Ministre de l'Intérieur?"

Me Guillot : "Ce n'est pas exclu. Et par ailleurs, ben oui, le parquet."

Elle ne s'est pas du tout rétractée.

"Et puis pour dire également, que contrairement à ce que j'entends dire partout, elle ne s'est pas du tout rétractée. Elle a confirmé ses propos, alors avec quelques nuances par rapport à ce qui a été dit dans Médiapart".

 

"M. Woerth a menti"

J.J. Bourdin : "Est-ce qu'elle maintient que Liliane Bettencourt n'a jamais été contrôlé fiscalement?"

Me Guillot : "Elle maintient mot pour mot, encore une fois vous savez cette femme elle est très claire"

J.J. Bourdin : "Ca veut dire quoi? Que là, le pouvoir exécutif, en l'occurrence Eric Woerth, a menti?"

Me Guillot : "Ah mais clairement! Moi je le dis clairement aujourd'hui, M. Woerth a menti quand il nous a dit que Mme Bettencourt avait fait l'objet de contrôles fiscaux réguliers. C'est absolument faux!"

De l'argent de poche ? Faut pas prendre les gens pour des imbéciles !

"Et que sur ces 388000 €, près de 190000 € ont été affectés à M. Bettencourt. (…) Ben oui, 100000 € à M. Bettencourt, c'était son argent de poche, mais enfin attendez, faut pas prendre les gens pour des imbéciles!"

La femme à abattre !

"Sur le fond, elle confirme mot pour mot ce qu'elle a dit concernant l'argent que lui avait demandé M. Maistre pour M. Woerth. Elle confirme les visites de M. Sarkozy chez les Bettencourt, et elle confirme la visite d'autres hommes politiques chez les Bettencourt. Elle confirme les enveloppes qu'elle préparait avec de l'argent en espèces pour le compte de M. Bettencourt, et le fait qu'elle constatait que, après la visite de ces personnes, ces enveloppes étaient vides."

"Non je vous le dis dans cette affaire, il y a une véritable volonté de décrédibiliser ma cliente, parce qu'elle en sait trop, parce que c'est véritablement aujourd'hui la femme à abattre."

 

Source LePost

 


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Chantal Trovel parle elle aussi d'argent versé à des politiques

 

Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, "a confirmé", selon son avocat, les affirmations de Claire Thibout sur l’argent versé à des politiques. Chantal Trovel, qui a travaillé pour André Bettencourt de la fin des années 90 jusqu’à son décès en novembre 2007, a été à son tour entendue, hier, par la Brigade Financière. Elle disposait d’un bureau au domicile du couple Bettencourt.

Si, comme la comptable, elle n’a jamais assisté à la remise d’une enveloppe, explique son avocat Antoine Gillot, elle a assuré aux policiers qu’elle savait que "Monsieur" donnait de l’argent à un certain nombre de personnalités. Selon elle, tout le personnel était "au courant". C’est aussi ce qu’affirme le maître d’hôtel, Pascal Bonnefoy, auteur des enregistrements 'pirates'.

Source NouvelObs

 

 

 

.oO(voir aussi 'Histoire secrète de L'Oréal')Oo.

 

Affaire Woerth : la République de l’impunité

Publié dans France

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