Surtout, ne pas voler une mob !

Publié le par Aleth

 

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En ces temps où l’on parle beaucoup de Liliane Bettencourt, d’Eric Woerth et d’un ex-secrétaire d’Etat fumeur de cigares pas chers, voyons ce qu’est un vrai pro.

L’ex-dictateur chilien Augusto Pinochet avait déposé 9.620 kilos d’or en lingots auprès de la banque HSBC (Hong Kong and Shanghai Banking Corporation) à Hong Kong, fortune estimée à plus de 190 millions de dollars au cours du moment où l’affaire a été révélée (octobre 2006).

Par ailleurs, une centaine de comptes secrets de l’ex-dictateur et sa famille, contenant plus de 27 millions de dollars, avaient été découverts à l’étranger en particulier auprès de la banque Riggs de Washington.

Pinochet est mort dans son lit, tandis que l’ex-dictateur de Panama, Manuel Noriega, va de prison en prison.

L’un avait fait rentrer son pays dans le giron de l’oncle Sam après avoir eu la peau du socialiste « marxiste » Salvador Allende alors que l’autre, ancien narcotrafiquant pour le compte de la CIA, voulait récupérer pour son pays (ou pour lui-même) le canal de Panama.

Allende et Noriega, n’avaient rien de commun. Sauf que les deux ont, à un moment, effrayé le phare du capitalisme mondial. Une erreur impardonnable que ne commit pas Pinochet.

« C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute », s’était exclamé le président US Franklin Roosevelt en parlant du dictateur du Nicaragua, Anastasio Somoza. Comprenons qu’à un certain niveau, les plus grosses magouilles sont absoutes, sauf celles qui pourraient menacer les marchés, les intérêts de l’empire et de ceux qui trottinent dans ses pas.

Passons de bonnes vacances sans nous inquiéter pour nos ministres, secrétaires d’Etat, capitaines d’industries, butineurs de la fortune de riches héritières. Ils s’en tireront mieux que les voleurs de mobylettes.


Source Le Grand Soir


Publié dans International

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