Les aveux du général McChrystal sur l’échec des opérations de l’OTAN en Afghanistan

Publié le par Aleth

 

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Alors que le président Obama vient de renoncer publiquement à sa promesse de retirer les troupes américaines de l’Afghanistan, il semble évident, comme nous l’indiquions il y a quelques jours, que le limogeage du général McChrystal soit lié à l’échec des opérations menées par l’OTAN dans le Helmand en février et mars dernier.

L’Elysée et l’état major des armées françaises se sont bien gardés de rendre public le moindre commentaire sur le limogeage par Obama de son chef de guerre en Afghanistan. Pourtant on n’ignorait pas à Paris que les propos du général McChrystal dans le magazine Rolling Stone, ne sont qu’un prétexte pour l’envoyer à la retraite.

Les 10 et 11 juin derniers, au quartier général de l’OTAN, à Mons, en Belgique, McChrystal ne s’était pas montré très optimiste sur les résultats de cette guerre en Afghanistan. Comme le révèle la dernière livraison du Canard Enchainé, le patron de la coalition n’y était pas allé de main morte.

Selon le général, la campagne menée en Afghanistan « va dangereusement à la dérive ». Et il a qualifié « d’ulcère sanguinolent » et d’échec les opérations conduites par 15′000 soldats de l’OTAN dans le Hemland, au sud du pays, en février et mars dernier. « Une faible partie du territoire peut être considérée comme sûre », a poursuivi le chef de guerre. A l’entendre, seuls cinq des districts sont contrôlés par le gouvernement afghan, sur une petite centaine qu’il considère à l’abandon, ou presque.

S’ajoutaient à cet état des lieux les critiques du général sur « le manque de volonté du gouvernement », sur la corruption qui règne dans l’administration, la police et l’armée.

McChrystal est le troisième militaire de haut rang limogé en treize mois. En mai 2009, le général David McKiernan avait été viré. « Trop conventionnel » et pas assez offensif selon Obama. En mai dernier, c’était au tour de l’amiral Dennis Blair, directeur national du renseignement, de se faire renvoyer. A la tête de seize services et de 100′000 barbouzes, ce marin n’avait pas su les « faire travailler ensemble », paraît-il.

Source Mecanopolis


A lire également la traduction complète de l’article qui a valu le limogeage du Général McChrystal.

Le général qui sortait du rang (Le Grand Soir)


Publié dans International

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