« La crise financière actuelle a été organisée » affirme W. Hetzer

Publié le par Aleth

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Wolfgang Hetzer, haut responsable anti-corruption de l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) à Bruxelles, a écrit un livre (La Mafia financière) analysant comment des criminels en col blanc organisés ont conçu la crise financière actuelle à leur profit. Interviewé par plusieurs médias allemands, Wolfgang Hetzer affirme que des politiciens de haut niveau sont complices dans les crimes de la mafia financière et que le système judiciaire n’est pas en mesure de faire face à des crimes de cette nature. Il affirme par exemple au journal allemand Die Welt que ce sont des manipulations financières ourdies par des gestionnaires financiers et couvertes par des politiciens qui ont abouti à la crise de la dette des Etats européens. Les montages financiers à l’origine de la déconfiture actuelle ne sont que le résultat d’un complot où des financiers, des banquiers internationaux et des politiciens furent à l’œuvre. L’industrie financière opérait et les politiciens couvraient les opérations mafieuses, explique Wolfgang Hetzer. Les banques ont pu spéculer sur les dettes même si elles ne disposaient pas des fonds propres suffisants pour couvrir d’éventuelles pertes. Le drame de la Grèce ne fait que traduire « une culture dominante de la corruption ».

 

La Haute finance fonctionne comme la mafia : recherche de gains maximums mais avec un risque limité. Comment ? En achetant la servilité des politiciens. Tout le monde a fermé les yeux comme cela s’est réalisé aux Etats-Unis avec l’affaire des subprimes. Dans un monde normal, la crise des subprimes comme celle de la dette des Etats n’auraient jamais dû survenir. Ces événements ont généré des drames humains à cause de nombreuses complicités entre les acteurs de la Finance (institutions financières, banques d’investissement, etc.) et les politiciens.


Bien évidemment, ce que dévoile Wolfgang Hetzer est la stricte vérité. Cependant, la grille de lecture qu’il convient d’appliquer est la même que celle développée au sujet de l’Affaire DSK. Ceux qui sont attirés par l’appât du gain n’ont rien à voir avec les autres acteurs, ceux du cartel bancaire ; eux poursuivent autre chose que la recherche du gain. Ces gens-là ont l’Etat-nation dans leur viseur. Ils cherchent la « bonne crise majeure » nécessaire à rendre effective une nouvelle réforme monétaire internationale, toute à leur avantage, et se traduisant par la mise en esclavage des citoyens.

 

Source LIESI

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