Hugo Chavez a dénoncé un plan militaire contre le Venezuela

Publié le par Aleth

 

hugo-chavez1.jpg

 

Une intervention directe du gouvernement des États-Unis dans une opération militaire planifiée pour séquestrer ou pour assassiner le président Hugo Chávez, ainsi que pour renverser le gouvernement constitutionnel, a été révélée  au mandataire vénézuélien par une source de confiance, par l’entremise d’une lettre reçue le 23 juillet dernier.

La missive envoyée depuis un territoire nord-américain explique que « la phase de la préparation de la communauté internationale avec l’aide de la Colombie est en pleine exécution (…),ce qui s’est passé jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont avancé », a indiqué la source.

Chávez lui-même a rendu public le contenu de la lettre lors du discours qu’il a prononcé au Panthéon National, durant l’acte commémoratif de la Naissance du Libérateur, Simón Bolívar, en indiquant que cette source l’a alerté sur d’autres événements, « y compris avant 2002 ».

Conformément à l’information de la dite source, l’intervention directe des États-Unis obéit au fait à ce que, selon leurs conclusions, « les seuls Colombiens ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont directement décidé d’y être impliqués ».

La lettre précise que même s’il y avait des actions et des échéances programmées pour le  26 Septembre  (date des élections parlementaires), ils sont en train d’anticiper sur leur propre agenda et « ils unissent la phase de préparation avec celle d’exécution (…), pour cette raison ils font des mouvements qui devaient être  exécutés ultérieurement. ».

« Ce qui est lié au déplacement d’une force massive de frappe (…) jusqu’au Costa Rica sous prétexte de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La vérité est  que sa mission est  d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte », prévient l’informateur dans la missive.

Quelques données du plan

La connexion entre le gouvernement d’Alvaro Uribe et le Département d’État nord-américain dans des actes d’ingérence et d’agression contre le Venezuela et d’autres pays de l’ALBA, a été dénoncée par  Hugo Chávez lui-même, en maintes occasions.

L’existence de cette connexion a aussi été dénoncée par d’autres mandataires de l’Amérique latine, comme Raphaël Correa, qui a dénoncé la violation de la souveraineté équatorienne le 1er mars 2008, avec l’incursion d’effectifs de l’armée colombienne sur ce territoire.

Dans son allocution de ce 24 juillet, le président Chávez a commenté que « le mouvement de la flotte yankee au Costa Rica (…), coincide parfaitement avec ce qui est exprimé  dans cette communication » ce qui impliquerait une menace éventuelle contre le Venezuela, le meurtre ou la séquestration de son Président et une tentative de renversement du gouvernement.

Le débarquement récent de sept mille marines au Costa Rica ce n’est pas le seul événement qui indique l’existence du plan d’agression dénoncé au Président Chávez.

La réactivation de la Quatrième Flotte et de sa patrouille pour « garantir la sécurité maritime à la Mer Caraïbe, en Amérique centrale et en Amérique du Sud »; (http: // www.southcom.mil/AppsSC/news.php ? StoryId=1262) le 12 juillet 2008, ainsi que l’installation des sept bases militaires en Colombie dans le deuxième semestre de 2009, représentent certaines des actions internationales qui révélent l’intention des États-Unis.

Quelques faits mettraient en évidence la connexion de l’administration d’Uribe avec le Département d’État nord-américain, comme le dénonce le Gouvernement vénézuélien : l’arrêt à Caracas de 120 paramilitaires le dimanche 9 mai de 2004, les accusations de la part du gouvernement colombien de complicité avec les FARC dans les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et les formulées dans l’OEA le 22 juillet 2010. Toutes liées à des faits ponctuels comme l’arrestation au Venezuela de Rodrigo Granda par des fonctionnaires de la DAS qui agissaient clandestinement dans le pays. Le contenu des documents supposément trouvés dans l’ordinateur du guérillero colombien Raúl Reyes, dont ils se sont emparé en Équateur.

Durant la lecture de la missive, le Chef de l’État a rappelé que la même source l’a informé en 2004 sur quelques faits qui sont arrivés au mois de mai et il a fait référence aux paramilitaires capturés.

En suite de l’article voici la lettre complète lue par le président Hugo Chávez :

« Un ami, un vieil ami, - il y a des années que je ne le vois pas - comme je te l’ai commenté en diverses occasions,  lis les trois derniers messages que je t’ai envoyés, estime que l’idée continue d’être la génération du conflit par le côté occidental, de manière à ce que les derniers événements confirment tout, ou presque tout ce qui a été déjà été discuté, et d’autres informations qui me sont arrivées depuis en haut.

Ce qui se voit actuellement et s’est passé récemment, est une partie  du plan complet, rien ne se passe sans  connexion, tout est au préalable étudié et executé conformément à une stratégie déjà tracée.

La phase de la préparation de la communauté internationale, avec l’aide de la Colombie, est en pleine exécution, ce qui est en train d’être vu, et l’affaire de jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont déplacé. Sont réunies la phase de préparation avec la phase d’exécution, cela veut dire que les choses sont en train d’avancer. Je te confirme qu’ils ont une date limite, celle du 26, mais pour certaines raisons ils avancent les manoeuvres qu’ils devaient exécuter ultérieurement.

Dans ce cas ils accélèrent l’étape d’exécution, et cela est lié au déplacement d’une force massive de frappe - comme ils l’appellent - jusqu’au Costa Rica, sous prétexte de  lutte contre le trafic de stupéfiants. La vérité est que sa mission est d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte parce qu’ils évaluent la réaction des FARC, et de l’ELN ainsi que des Cubains et des Nicaraguayens, et ont tiré comme conclusion que les seuls Colombiens ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont décidé de s’impliquer  directement quand il y aura conflit.

(…)

L’opération militaire est en marche, je vois qu’ils accélèrent les échéances. Le plus important est qu’il y a un accord qui a abouti par demande colombienne elle-même, à savoir qu’ils se chargent de la frontière, mais il n’y a pas d’intention ni grande capacité de conduire des opérations très loin à l’intérieur du territoire, et ce qu’ils ont décidé a été que comme la partie importante de l’offensive ou de l’objectif, est Mauricio - Mauricio est un vieux nom, il ne s’agit pas de notre ministre de la Communication,  Mauricio est un vieux nom de code utilisé  pour ce type de communication - l’objectif est Mauricio et l’autre la chute du gouvernement sur le modèle de ce qui s’est passé avec Noriega. Alors ce que feront ceux du nord sera une opération combinée avec deux objectifs, ils ne veulent pas entrer à Caracas, ils  n’osent pas entrer à Caracas, ils chassent Mauricio surtout hors de Caracas, fais attention à ce qui est dit avant, c’est très important, je te le répète, en même temps ils essaieront de neutraliser une partie de la force armée, ils négocieront pour que quelques unités n’agissent pas, ils essaieront de rallier soit des militaires dans l’active soit des retraités pour contrôler les villes... dis à Maurice que j’ai pris très au sérieux ces informations. »

 

http://www.aporrea.org/actualidad/n162006.html

 

(Con información de Prensa MinCI/Soledad Ramírez)

Source Changement de société

 

 


.

Cacher la tombe ou préparer la guerre

 

fosse-commune-colombie.jpg

 

Les deux mon général :

Au moment où la Commission Colombienne des Droits de l’Homme dénonce la découverte d’une fosse commune contenant plus de 2000 corps (deux mille morts, victimes de la violence dans le pays près d’une caserne de l’armée officielle ce qui laisse présager que les victimes sont des jeunes paysans "falsos positivos" enlevés par l’armée, déguisés grossièrement en guérilleros pour toucher les primes et récompenses) la Colombie nous monte tout un cirque avec la complicité du secrétaire général de l’OEA en dénonçant la présence de campements des guerrillas colombiennes sur le territoire vénézuelien.

 

L’ambassadeur de Colombie à l’OEA est un personnage qui bien que jeune est déjà un vieux renard (pardon pour les renards) inéligible à vie dans son pays à quelque charge élective que ce soit pour corruption avérée. Et ce personnage fumeux présente comme seules preuves sa parole, ses affirmations sur des images anciennes, parfois truquées, et des cartes de google en donnant des coordonnées fantaisistes des supposés campements en territoire vénézuélien.

C’est déjà dur qu’avec de fausses preuves on ait déjà déclenché les guerres en Afghanistan et en Irak (où sont les armes de destruction massives ? en quoi l’Afghanistan est responsable de l’attaque des tours ? etc.), mais le problème c’est qu’on s’y laisse tous prendre (ou presque) et qu’on avale pour argent comptant tous leurs mensonges les plus éhontés. Que les médias aux ordres ne fassent pas la plus petite investigation qui d’évidence démonterait les affirmations colombiennes, c’est normal, ils sont payés pour cela et n’existent plus que grâce à cela mais que d’honnêtes gens, voire des gens plutôt à gauche ou à l’extrême gauche (dans leurs dires ou dans leur tête) doutent et ne font pas non plus la moindre recherche de vérité, c’est encore plus dur.

Alors, oui, renseignez-vous, cherchez un minimum, utilisez votre tête et internet pour rétablir la vérité, cela peut encore contribuer à sauver la planète. 

 

Source Le Grand Soir

. 


.

Réactions des chefs d’Etat d’Amérique latine

devant la crise entre le vénézuela et la Colombie

 

lula.jpg

 

Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a qualifié ce samedi d’ « étrange » le procédé du président sortant de Colombie, Álvaro Uribe, de dénoncer le Venezuela peu de jour avant de terminer son mandat présidentiel et alors que  son sucesseur Juan Manuel Santos avait souhaité « améliorer » les relations bilatérales. « ce qui me paraît étrange est que ceci arrive peu de jours avant que le camarade Uribe quitte la présidence. Le nouveau président a donné des signaux clairs de ce qu’il voulait construire la paix. » a affirmé Lula, dans un dialogue avec les journalistes dans sa cité natale, Caetes, dans l’Etat de Pernambuco,rapporte l’agence de nouvelle Ansa.

Dénoncer la provocation mais empêcher le conflit

Le dénonciation d’Uribe sur la supposée présence de guerrilleros des FARC et du ELN sur le territoire vénézuélien, a créé la rupture des relations entre Caracas et Bogota et a jeté le trouble dans les pays de la région.

Comme en écho à Lula, le président de l’Equateur Rafael Correa, a qualifié de conflit diplomatique très grave ce qui se passait entre les gouvernements de Colombie et du Venezuela, après qu’aient été rompues les relations entre les deux pays à la suite des accusations qui avait faites devant l’OEA d’héberger des campements guerrilleros des FARC en territoire vénézuélien.

« Ce qui s’est passé entre la Colombie et le Venezuela est gravissieme, il n’y avait pas de nécessité  de convoquer d’urgence le conseil permanent de l’OEA, et le réglement lui-même établit que le président (du Conseil) doit mettre en oeuvre des consultations pour essayer de résoudre  les conflits, à quelles pressions a répondu le Secrétaire Général (Inzulza) pour  faire appel à la procédure d’urgence  du Conseil Permanent
», a demandé le Chef d’État

En effet que le secrétaire de l’OEA,-on sait que cet organisme a toujours été l’instrument de la domination des Etats-unis sur l’amérique latine- José Miguel Insulza, a convoqué une réunion d’urgence des pays membres, et l’on peut s’interroger effectivement sur la volonté d’Uribe de partir en laissant un conflit entre les pays de la région à partir duquel il sera possible d’attaquer les gouvernements progressistes.

Dans la même veine, Evo Morales avec son parler direct habituel a accusé ce samedi « certains présidents colombiens de suivre les directives des Etats-unis pour provoquer une guerre sur le continent. » et dénoncé l’installation de sept bases sur le territoire colombien. Il a ajouté que si la Colombie avait ou non une guérilla était le problème de ce pays et qu’il ne devait pas y mêler toute la région. Et le dirigeant bolivien a averti que si sont pays était provoqué de cette manière, il saurait se défendre de l’agression malgré qu’il soit pacifique » et il s’y prépare. Malgré tout il a comme Lula exprimé sa confiance de ce que le nouveau président Juan Manuel Santos,qui sera sur le siège présidentiel le 7 août évitera tout conflit.

Même tonalité chez Daniel Ortega, le président Nicaraguéen qui après avoir qualifié Uribe « d »arrogant aux vues obscures », s’est moqué des « preuves » avec lesquelles Uribe avait prétendu mettre en accusation Chavez, des photos qui avaient pu être prises dans n’importe quel coin de la forêt colombienne; il a lui aussi appuyé le président Chavez tout en insistant comme Lula sur le fait que le nouveau président Santos était lui dans d’autres dispositions plus pacifiques.Et enfin il a accusé Uribe de ne pas respecter les frontières maritimes avec le Nicaragua et d’offrir au transnationales du pétrole une zone qui appartient au Nicaragua.

Multiplier les efforts de paix… 

La tonalité générale est donc de faire bloc derrière Chavez et de dénoncer la manière dont la Colombie entretient d’abominable rapports de voisinage par soumission aux Etats-Unis et aux transnationales: au-delà de Chavez c’est toute une région que l’on tente de déstabiliser pour  renverser TOUS les gouvernements progressistes sur le modèle de ce qui s’est recemment passé au Honduras. Faute de pouvoir destabilier de l’intérieur, les Etats-Unis vont utiliser leur marionette colombienne et  la crise que l’on ne parvient pas à ouvrir à l’intérieur du pays, on la provoque par un conflit de voisinage avec des accusations à l’OEA qui au niveau des preuves font étrangement songer à Colin Powell venant montrer les photos d’armes de destruction massive de Saddam Hussein.

C’est pourquoi dans le même temps où est fermement dénoncée la provocation  il s’agit de tout faire pour que la guerre souhaitée par les Etats-Unis n’ait pas de prétexte.

Apaiser les relations entre pays d’Amérique latine et des Caraïbes même et surtout quand le pays comme la Colombie d’uribe agit en lieu et place des Etats-Unis, ce n’est pas la première fois qu’est appliquée cette stratégie cubaine. Mais dont Lula avec ses capacités diplomatiques a toujours été le maître d’oeuvre trés efficace.

 Ainsi Lula, qui a regretté la rupture entre les deux pays, a confirmé qu’il maintient des conversations téléphoniques avec les deux chefs d’État afin de rapprocher les positions.Le mandataire brésilien a également annoncé sa visite à Caracas et à Bogotá le 6 et 7 août prochain.

Lula se réunira avec son homologue Vénézuélienle 6 août à Caracas, alors que le 7 août il assistera à la prise de pouvoir de Juan Manuel Santos. De la même manière, le secrétaire général de l’Union de Nations Suramericanas (UNASUR), Néstor Kirchner, a annoncé qu’il viendra le 5 août à Caracas et le jour suivant à Bogotá avec l’objectif d’arriver à s’interposer entre les deux gouvernements.

Outre des raisons internationales que nous venons d’analyser, Uribe a des problèmes internes.  Le secrétaire du parti communiste colombien a déjà émis l’hypothèse que c’était pour détourner l’attention du scandale que représentait la découverte de fosses communes avec plus de 2000 cadavres à proximité d’une caserne de l’armée. Mais Uribe risque aussi d’être rattrapé pour avoir soumis à un espionnage totalement illégal des personnalités politique, des journalistes et surtout des magistrats de la Cour suprême chargés de se prononcer sur sa possibilité de réélection.

Source Changement de société
.

Publié dans International

Commenter cet article