Après la Grèce, le top 10 des faillites à venir ! Vers la "boucherie sociale" !

Publié le par Aleth

 

Ratio Dette/PIB, en bleu : dette publique, en orange : dette privée.

Source : Crédit Suisse 03/2009.

 

La Grèce est ruinée, mais elle n’est pas la seule. Voici la liste des pays qui seront bientôt dans le même cas. Pour la France il faudra attendre un peu (2011-2012).

Vous remarquez qu’USA et Royaume-Uni font partie du lot. Alistair Darling, chancelier de l’Echiquier britannique (le ministre chargé des finances et du trésor) a d’ailleurs annoncé une contraction de l’économie de 4,75% en 2009 en Grande-Bretagne.

Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS donne son point de vue :
« La vraie douleur viendra avec la récession qui accompagne la crise financière. Je crains que cette récession soit d’une gravité exceptionnelle. La diminution des rémunérations et l’explosion du chômage seront une authentique boucherie sociale. Les banques ont perdu de telles sommes, le marché du crédit interbancaire est dans une telle situation que le système bancaire est en train de mettre un terme aux prêts. Et aussitôt que les banques arrêtent de prêter de l’argent, la mortalité des entreprises devient foudroyante. Il y aura alors une vague gigantesque de faillite d’entreprises. Le choc va être très dur. »

Oui, vous avez bien lu, il s’agit de "boucherie sociale" !

http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4208

Par exemple, selon l’Insee, les revenus des agriculteurs français ont chuté de 34 % en 2009. Ils sont ainsi les plus touchés par la crise et c’est toute une profession qui est en danger.


Source Agoravox

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Un million de chômeurs arriveront en fin d'indemnisation en 2010


Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, après 850.000 cette année, selon une note de Pôle emploi consultée par l'AFP, FO, la CGT et la CFTC criant lundi à l'"urgence" alors que le patronat admet "un vrai sujet" mais veut "plus d'éléments pour réfléchir".


Patronat et syndicats étaient réunis pour leur négociation sur "la gestion sociale des conséquences de la crise sur l'emploi".

La question des chômeurs en fin de droits, traitée par un groupe de travail qui se réunira entre le 20 et 22 janvier, ne sera pas abordé en séance plénière avant le 26 février, a déploré Stéphane Lardy (FO). Or, "il y a une urgence sur les fins de droit dont le nombre est en train de monter en flèche, et l'Etat est concerné".

"La problématique des fins de droit, et particulièrement des seniors va exploser dans les mois qui viennent, on demande une solution avant que ce ne soit catastrophique", a souligné Gabrielle Simon (CFTC) déplorant un service public de l'emploi qui "ne sait réagir que quand la situation est dégradée".

Selon les chiffres de Pôle emploi, "le nombre de sorties du régime d'assurance chômage pour fin d'indemnisation est estimé à 850.000 en 2009 et 1.000.000 en 2010" et "le nombre d'entrées en ASS est estimé à 149.000 en 2009 et 170.000 en 2010".

Moins de 20% seraient donc éligibles à l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), environ 450 euros versés par l'Etat sous condition de ressources du ménage. Le patrimoine est aussi pris en compte, et selon des témoignages de l'association de chômeurs MNCP, le demandeur est invité d'abord à vider ses éventuelles économies ou à vendre son logement s'il en est propriétaire.

"La négociation portait sur les mesures d'urgence face à la crise, or on est en train d'escamoter un point important, la problématique des fins de droit, ce n'est pas acceptable", a protesté Maurad Rahbi (CGT).

"C'est la priorité des priorités, il faut prendre le problème à bras le corps comme pour le chômage partiel", a ajouté M. Rahbi, pour qui "ça traîne".

"Il faut que l'Etat modifie les règles pour qu'on en intègre beaucoup plus" en ASS, "c'est d'abord eux que la crise concerne et c'est eux qu'on traite en dernier, on ne peut pas continuer à ce rythme", a-t-il poursuivi.

"On est conscient que c'est un vrai sujet mais il nous faut plus d'éléments pour y réfléchir", a réagi Dominique Castéra, DRH du groupe Safran et chef de file de la délégation patronale.

"On a eu des chiffres mais qui ne sont pas encore tout à fait exploitables, manquent les chiffres du Revenu de solidarité active", a-t-elle dit.

En octobre, 2,038 millions de chômeurs avaient droit à une indemnisation versée par l'assurance chômage et 311.200 percevaient l'ASS de l'Etat.

Un chômeur non indemnisé peut ne percevoir ni ASS, ni RSA si son conjoint travaille et que le foyer atteint un seuil de ressources.

Environ un chômeur sur trois est dans ce cas et ne perçoit aucun revenu de remplacement.

Source E&R/AFP
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Publié dans Economie

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