Afghanistan: 6 ans de rapports secrets « à la disposition du public »

Publié le par Aleth

 

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Afghanistan : au boulot les journalistes après la somme de documents révélés par WikiLeaks !

 

Le site de révélation et de diffusion d’informations classifiées WikiLeaks  vient de frapper un grand coup. Il vient de mettre en ligne (à télécharger pour l’instant) plusieurs milliers de pages de documents confidentiels et secrets concernant la guerre en Afghanistan et ses faces plus que cachées dans une « somme » baptisée « Afghan War Diary 2004-2010″ (c’est ici : clic, clic, clic). Comme le révèle Channel 4 dans le sujet vidéo ci-dessous qui comporte une interview exclusive du responsable éditorial de Wikileaks , Julian Assange, et sur son site (clic, clic, clic), on y trouve des révélations à la pelle avec des compte-rendus de rencontres, l’implication de différents services, la relation d’opérations sur le terrain, des rapports de missions… Et on y apprend par exemple comment, tout bonnement, fut projeté l’assassinat du président Karzai ou on y découvre des chiffres sur le nombre de victimes fait par cette guerre.

Ainsi une analyse des données par Channel 4 ouvre sur ce bilan :

    Enemy killed: 15.506
    Civilians killed: 4.232
    Afghan Army (ANA) killed: 3.819
    Nato forces killed: 1.138

Autant dire qu’après les images il y a quelques mois d’une bavure, il y a là une véritable bombe notamment pour la politique américaine dans la région. D’ailleurs, l’administration Obama a d’ores et déjà condamné la diffusion de ces documents qui met au grand jour pas mal de ses agissements comme ceux de celle qui l’a précédée, pendant l’ère Bush. On va désormais voir comment les rédactions du monde entier, et singulièrement en France :p, vont se pencher sur l’étude de ces documents et y tirer matière à mettre en évidence des faits désormais accessibles.

Une fois de plus WikiLeaks fait la preuve de sa capacité à révéler des documents que l’on veut cacher aux citoyens et de l’importance croissante que peut avoir via le net une information libre et indépendante. En creux, cela met à jour les manques de médias traditionnels qui ne semblent avoir ni le désir, ni (surtout ?) les moyens d’informer totalement sur ce type de sujets sensibles (comme sur d’autres). Cette publication ne fait que renforcer les arguments en faveur de garanties sur la liberté d’internet. De plus en plus, il semble pouvoir permettre la fin d’agissements gouvernementaux, au nom de ceux qui les choisissent, effectués dans le secret et loin de la volonté de ceux qu’ils représentent. Ce qui vient de faire dire via Twitter à Jeff Jarvis : « Wikileaks’ moral: There are NO secrets ».

Avec des milliers de pages, et pour ceux qui vont le pouvoir dans un système de production de plus en plus contraignant et axé vers des produits marquetés, c’est désormais aux journalistes de jouer pour que leur contenu soit diffusé, traduit, analysé, commenté, mis en perspective… auprès du plus grand nombre.

 

 

 

Source Donjipez

 

Note de Dazibaoueb :
Rue89 s'y colle : http://www.rue89.com/2010/07/26/afghanistan-que-revelent-les-documents-de-wikileaks-159943

 


 

Afghanistan: 6 ans de rapports secrets « à la disposition du public »

 

WikiLeaks, le site qui a rendu publics les 92.000 rapports de mission sur la guerre en Afghanistan [cette information fait, ce 26 juillet, la une du New York Times, du Guardian et du Spiegel] a fondé l’autoproclamé “service de renseignement du peuple”, qui a publié plus d’un million de documents confidentiels, d’informations militaires top secret jusqu’au courrier électronique piraté de Sarah Palin.

 Lancé début 2007, avec pour mission de changer le monde en abolissant le secret officiel, le site a diffusé les SMS des personnes qui allaient périr dans les attentats du 11 septembre 2001, les échanges controversés entre les scientifiques spécialisés dans le changement climatique à l’université d’East Anglia et la vidéo dite du “meurtre collatéral” montrant des soldats américains en train de tuer des civils non armés à Bagdad. Là il a fourni 92.000 rapports à trois journaux, The Guardian , le Britannique, New York Times le nord-americain, le Spiegel l’allemand, on remarquera qu’il n’a pas daigne informer notre presse, y compris le Monde qui est obligé de se contenter de rendre compte à sa manière des trois autres. Seule condition donnée par le site: ne pas publier les analyses avant dimanche 25 juillet. Les trois médias sont d’accord sur un point: la description très détaillé de la guerre, presque un journal de bord des troupes occidentales, qui ressort des documents est plus sinistre que celle faite par les différents gouvernements impliqués.

Le Guardian écrit dans son éditorial: «Ces carnets de bord de la guerre, écrits au plein cœur du conflit, dépeignent un conflit brutal, confus et immédiat. Un tableau très différent de l’image bien propre et aseptisée de la guerre «publique» que l’on peut apercevoir dans les communiqués officiels ainsi que les instantanés forcément limités des reportages integrés («embedded»).» .

L’express et le Monde ont commencé à faire état de ce qui se dit dans ces pages, mais le seul journal qui  paraît crédible en matière de compte rendu est The Guardian.

Quelques faits tels qu’il sont reproduits par le Monde :

Un nombre de victimes civiles sous-estimé

Le cas de la Task Force s’inscrit dans une problématique plus large, mise en exergue par les documents de Wikileaks : l’ampleur du nombre de victimes civiles. La lecture des « journaux de guerre afghans » permet de conclure que ce nombre est largement sous-estimé. Les documents permettent d’évaluer le nombre des victimes civiles à plus de 2.000, principalement lors de bombardements ou de fusillades « en bord de route » – ces incidents qui surviennent lorsque, par crainte des attentats-suicides, des soldats attaquent des voitures, camions, bus ou piétons qui se conduisent de façon « menaçante » ou qui refusent d’obéir aux ordres.

Selon The Guardian, les textes fournis par Wikileaks mentionnent des centaines d’accrochages de ce type (qualifiés, en jargon militaire, de « blue on white », c’est-à-dire « armée contre civils »). Ils donnent notamment l’exemple d’un groupe de soldats français qui, en octobre 2008, avaient tiré sur un bus qui s’approchait un peu trop de leur convoi, blessant huit enfants.

Les documents font également état d’incidents entre membres de la coalition (« blue on blue »), mais aussi d’incidents « blue on green » (coalition contre armée afghane). L’utilisation de missiles anti-aériens par les talibans Les documents pointent également la responsabilité des talibans dans l’escalade de la violence en Afghanistan, notamment par leur usage de missiles sol-air sophistiqués. La manipulation de ce type d’armes par les talibans remonterait en fait aux années 80, époque à laquelle la CIA fournissait des missiles anti-aériens aux insurgés pour frapper les hélicoptères et avions de combat soviétiques, mais elle n’avait jamais été portée à la connaissance du public.

La sophistication de ces munitions tranche avec l’arme de base utilisée par les talibans : les dispositifs explosifs improvisés – « improvised explosive device » en anglais (IED) –, utilisés dans un nombre croissant d’attaques. Selon les rapports, 7.155 bombes de ce type ont été mises à feu en 2009, contre 308 en 2004. En cinq ans, les talibans ont posé 16.000 IED, principalement sur des marchés ou dans des rues très fréquentées, faisant au moins 7.000 morts parmi les Afghans.

L’incontrôlable allié pakistanais

Le rôle ambigu du Pakistan constitue un autre point sensible dénoncé par les documents de Wikileaks. L’information n’est pas nouvelle, mais l’analyse des rapports révèle à quel point la situation est hors de contrôle. Ceux-ci montrent en effet que le Pakistan, qui fait partie des alliés des Etats-Unis, a autorisé certains membres de ses services secrets – InterServices Intelligence (ISI) – à rencontrer des chefs talibans pour fomenter des attaques, y compris des attentats-suicides, contre la coalition. Au moins 180 rapports montrent que l’ISI arme, forme et finance la rébellion talibane depuis au moins 2004 et fournit un appui logistique aux chefs de guerre locaux. L’ISI aurait même fomenté un complot pour exécuter le président afghan, Hamid Karzaï.

Le New York Times et The Guardian s’accordent à dire que ces dossiers ne semblent pas assez solides pour accuser formellement l’ISI et surtout, pour lier de façon certaine l’ISI à Al-Qaida, même si des responsables de l’armée américaine ont formellement évoqué la probabilité de tels faits. Il n’empêche que la mise en lumière de ce double-jeu contraste avec le discours du gouvernement pakistanais, lequel, sommé par la Maison Blanche de s’expliquer, nie officiellement toute implication. Cette absence de confiance entre alliés illustre en outre les carences du système de renseignement de l’OTAN, qui n’a su empêcher de nombreux incidents à la frontière pakistano-afghane.

 La guerre des drones

Dernière des grandes conclusions tirées des rapports de Wikileaks : les problèmes posés par l’utilisation de plus en plus fréquente des « tueurs silencieux », ces drones de type Reaper ou Predator utilisés par la coalition pour pourchasser et tuer les talibans. Ces engins sont opérés depuis un centre de contrôle localisé aux Etats-Unis, dans le Nevada, avec toutes les erreurs que de telles machines impliquent : le département de la défense américain a déjà produit plusieurs rapports faisant état de pannes, de dysfonctionnements du système et d’erreurs humaines dans des proportions alarmantes. Or l’utilisation des drones, capables de voler à 15.000 mètres sans être repérés, est une des solutions tactiques privilégiées par le gouvernement Obama. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, il aurait doublé leur nombre.

Failles de sécurité et position iranienne

D’autres thèmes émergent de l’analyse des rapports et suscitent des interrogations. Ils incluent notamment les failles dans la sécurité des liaisons téléphoniques, le rôle croissant de la CIA dans l’organisation d’embuscades, de raids de nuit et de frappes aériennes, ainsi que le rôle de l’Iran, dont les gardiens de la révolution sont soupçonnés de fournir des explosifs aux attentats-suicides perpétrés sur le sol afghan.

Un des sujets les plus intrigants abordés dans les documents est le fonctionnement de la Task Force 373, une troupe américaine de soldats d’élite qui a pour mission de «désactiver» des leaders talibans et terroristes en les tuant ou en les capturant qui prend ses ordres directement du Pentagone, indépendamment de la chaine de commandement de l’Otan. La « Task Force 373″ Les documents fournis par Wikileaks fournissent de nombreuses informations sur les activités d’une unité secrète, la « Task Force 373″. Si l’existence de cette force spéciale était déjà connue, ses activités et ses desseins ne l’étaient pas. Elle aurait été purement et simplement chargée de « capturer ou tuer », sans autre forme de procès, des chefs talibans figurant sur une liste d’environ soixante-dix personnes, connue sous le nom de « JPEL » (Joint prioritised effects list). Entre 2004 et 2009, 4 288 personnes auraient été arrêtées par la Task Force et détenues au sein d’une prison spéciale, la BTIF (Bagram Theatre Internment Facility).

Selon les rapports, les activités de la Task Force se sont intensifiées depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Ils mentionnent par ailleurs de nombreuses bavures perpétrées au sein de cette unité : des civils, y compris des enfants, ainsi que des policiers afghans ont fait les frais des combats liés aux missions de la Task Force, et certains meurtres ont été couverts. Des documents portent la mention « à ne pas divulguer aux forces étrangères » ; de fait, la Task Force 373 prend ses ordres directement du Pentagone et agit en dehors du commandement de l’OTAN.

Ces révélations pourraient embarrasser Berlin, note Der Spiegel, car une des unités de la Task Force est installée sur une base allemande. Une présence controversée, que la Bundeswehr s’est toujours gardée de commenter. Mais il faut également noter que sur la masse des documents 300 concernent l’armée française et il montre notre glorieuse armée tirant sur des enfants de moins de 12 ans.

 Qui est Wikileaks ?

Julian Assange est l’homme qui se cache derrière WikiLeaks, le site qui a rendu publics les 92 000 rapports de mission sur la guerre en Afghanistan [cette information fait, ce 26 juillet, la une du New York Times, du Guardian et du Spiegel]. C’est lui qui a fondé l’autoproclamé “service de renseignement du peuple”, qui a publié plus d’un million de documents confidentiels, d’informations militaires top secret jusqu’au courrier électronique piraté de Sarah Palin.

Lancé début 2007, avec pour mission de changer le monde en abolissant le secret officiel, le site a diffusé les SMS des personnes qui allaient périr dans les attentats du 11 septembre 2001, les échanges controversés entre les scientifiques spécialisés dans le changement climatique à l’université d’East Anglia et la vidéo dite du “meurtre collatéral” montrant des soldats américains en train de tuer des civils non armés à Bagdad. A la pointe du journalisme numérique, il peut revendiquer “plus de scoops en trois ans d’existence que le Washington Post en trente”, si l’on en croit le gourou d’Internet Clay Shirky.

A la différence des médias traditionnels, WikiLeaks a jusqu’ici échappé à la censure en s’installant en Suède, pays où des lois très strictes protègent les personnes qui dénoncent les abus. Ainsi, les documents relatifs aux activités du courtier en pétrole Trafigura [condamné dans l'affaire des déchets toxiques du Probo-Koala, en Côte d'Ivoire], que The Guardian s’est vu empêcher de publier, ont fini peu après sur WikiLeaks.

Non que les gouvernements et les grandes entreprises n’aient pas tenté de fermer le site – Assange assure avoir remporté plus de 100 procès intentés contre WikiLeaks depuis son lancement. “Pour repousser ces attaques et pour garantir la sécurité de nos sources, nous avons dû disséminer nos biens, tout crypter et déplacer souvent les systèmes de télécommunications et notre personnel un peu partout dans le monde”, confie-t-il. Cet Australien à la voix douce, aux cheveux blancs en bataille, est un homme discret. Il n’évoque jamais son parcours – il est né en 1971, a grandi à Melbourne et a été condamné pour piratage informatique quand il était adolescent – et on ne sait pas où il habite. Il se réfugierait volontiers au Kenya, en Suède ou en Islande. Assange a dû se cacher, il y a quelques mois, après l’arrestation d’un analyste de renseignement américain ayant affirmé avoir envoyé sur son site 260.000 télégrammes incendiaires du département d’Etat à propos des guerres d’Irak et d’Afghanistan. WikiLeaks assure que ses fondateurs comprennent des dissidents chinois, des hackers, des programmeurs informatiques et des journalistes, mais Assange en reste l’élément moteur.

 Son site a remporté le prestigieux prix Amnesty Media pour avoir révélé les centaines de meurtres qu’aurait commis la police kényane. Aujourd’hui, il aide des députés islandais à établir un bastion de la liberté de la presse dans le monde. Les Etats et les grandes entreprises ne sont pas seuls à attaquer ce site. D’aucuns lui reprochent de manquer de discernement et de n’être soumis à aucun contrôle.

Ce à quoi Assange répond : “Quand les Etats cesseront de torturer et de tuer des gens, et quand les grandes entreprises cesseront de violer les lois, alors peut-être pourra-t-on se poser la question de savoir si les militants de la liberté d’expression doivent rendre des comptes.

Dans une interview au Guardian, le fondateur de Wikileaks Julian Assange explique sa décision de publier les documents classifiés qui donnent un compte-rendu presque heure par heure des événements vus de l’intérieur des forces militaires de la coalition. «C’est le rôle du journalisme de s’attaquer aux abus de pouvoirs. Dans ce cas précis, ces documents vont montrer la vraie nature de cette guerre. Les populations d’Afghanistan et d’autres nations peut voir ce qu’il se passe vraiment et prendre des mesures pour régler les problèmes.»

 

Source Changement de société

 

 


 

Wikileaks, info ou intox ?

 

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Le site internet Wikileaks collecte et diffuse des informations confidentielles émanant de personnes travaillant pour le gouvernement Américain. Ce site, fondé en 2006, profite actuellement d'une énorme campagne de presse après la révélation, à plusieurs journaux, d'informations sensibles concernant le conflit en Afghanistan.

Que nous révèle « Wikileaks » ?

Les 91.000 pages de fuites provenant du gouvernement et de l’état major Américain nous apprennent  que la guerre, ce n’est pas bien, que des civils innocents sont tués, que les Etats-Unis mènent des opérations militaires secrètes pour assassiner les chefs ennemis.
Le document le plus connu est cette vidéo où des journalistes de Reuters et des enfants entre autre, sont snipés par des GI’s depuis un hélicoptère.
Plus intéressant, les documents révèlent des informations à propos de la guerre d’Afghanistan et sur les services secrets Pakistanais, l’ISI, qui soutiennent les Talibans secrètement. Selon le Time : “les documents suggèrent que le Pakistan, allié des Etats-Unis, permet à ses agents des services d’espionnage, d’organiser des réunions avec les Talibans, afin d’établir une stratégie pour organiser des réseaux de  militants qui luttent contre les soldats Américains en Afghanistan, et organiseraient même des complots pour assassiner des dirigeants Afghans. »

Dénonciation ?

Pourquoi diffuser des “fuites” qui ne font que servir les intérêts Américains en fournissant des arguments pouvant être utilisés par le gouvernement US pour étendre ses guerres actuelles, des fuites ne contenant aucune révélation embarrassante.  Aucun haut-placé au sein de l’establishment US n’est sérieusement compromis par ces « fuites ».
Pourquoi n’y a-t-il aucune révélation à propos du sentiment de trahison ressenti par de nombreux soldats et leurs officiers qui savent que la guerre en Afghanistan n’a rien à voir avec la protection des USA ou de l’Angleterre ?

Wikileaks s’est fait connaitre avec cette vidéo où l’on voit des innocents assassinés par les troupes de la coalition. Très mal… Embarassant… Mais dites nous quelque chose que nous ne savons pas déjà…

Nous savons que les autorités sont déterminées à contrôler les deux camps du débat. Elles mènent l’opposition contre elles même. C’est pourquoi « Stop The War » ne mentionne même pas la vérité à propos du 11 septembre et exclu de la direction les gens qui posent des questions raisonnables à propos du 11 septembre.

Que pense le fondateur de Wikileaks des évènements du 11 septembre 2001 ?

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est agacé par la vérité à propos du 11 septembre, comme il le dit dans le Belfast Telegraph :
À propos du 11 septembre ? « Je suis constamment agacé par ces gens qui se laissent distraire par de fausses conspirations comme les évènements du 11 septembre, alors que NOUS fournissons des preuves de vraies conspirations, à propos de la guerre ou de la fraude financière massive. »
Et à propos des conférences Bilderberg ? « C’est plus ou moins conspirationiste . Nous avons publié leurs notes de réunion. »
II parle comme Chomsky à propos d’Israël :« l’Amérique est le problème, pas les banksters internationaux qui la possèdent ou le lobby sioniste qui la contrôle… »
Cette technique est appelée « contre-feux » (feu allumé en avant d'un incendie pour en empêcher la propagation), c’est une stratégie qui consiste à devancer et  prendre en main la contestation pour désactiver la réelle protestation. C’est utiliser la Vérité pour servir le mensonge. C’est la dialectique Hegelienne du action- réaction-solution. Beaucoup de gens biens sont menés sur un mauvais chemin quand ils croient et suivent ces gens.

Si Julian Dessange gênait le Gouvernement Américain, cela ferait longtemps qu’il serait inculpé pour « haute trahison » pour la divulgation d’informations compromettant la sécurité de l’Etat et du personnel militaire. Ou il serait plus simplement 6 pieds sous terre, le gouvernement Américain n’étant pas connu pour sa tendresse avec ceux qui tentent de lui mettre vraiment des bâtons dans les roues.

Suspicion :

Comment se fait-il que les informations de Wikileaks soient diffusées massivement par les grands titres de la presse internationale ? Par le passé ils n’ont jamais diffusé d’éléments remettant en cause la thèse officielle à propos des évènements du 11 septembre, pourtant de nombreux documents, témoins et spécialistes existent, il suffit de les consulter. Aucun titre n’a dénoncé la fausseté des allégations Américaines à propos des armes de destruction massive, prétexte à l’intervention militaire en Irak. Aucun titre n’a donné la parole aux économistes qui prévoyaient le crash boursier et l’entrée dans la crise en 2008.  Et nous devrions nous réjouir qu’à l’unisson ils annoncent avoir en leur possession des documents qui vont permettre, à nous le public, de comprendre le dessous du conflit Afghan ?

D’après ces révélations, que peut-on penser de Wikileaks ?

C’est un contre-feux, il entre dans la stratégie de désinformation du gouvernement US.
Ne dénonce rien que nous ne savions pas.
Prépare le terrain pour une éventuelle invasion des USA au Pakistan ou d’autres opérations à venir.

Quand on entend « Wiki » on est censé entendre  « vérité » comme pour notre bien aimée et honnête encyclopédie Wikipédia (qui à la définition de Mossad, en passant, n’inclut pas son slogan « Par le mensonge tu feras la guerre »).
Regardez sur le site de la BBC, Wikileaks “révèle” que Ben Laden était traqué au Pakistan:
« En aout 2006, un rapport des services secrets US a situé Ben Laden à une conférence à Quetta, à la frontière Pakistanaise. Il  y est rapporté que lui et d’autres, dont le bien connu Mollah Omar (oui, celui qui a échappé aux américains en traversant le désert en mobylette…), sont entrain d’organiser des attentats suicides en Afghanistan. »
Donc nous y sommes, le diabolique Oussama Ben Laden n’est pas mort, comme le pensent la plupart des gens qui suivent l’actualité, mais il est vivant, en bonne santé et il organise Al Qaeda et/ou peut être les Talibans, pour commettre des attentats suicides dirigés sur les Américains et leurs alliés.

Bon, eh bien maintenant, avec Wikileaks,  on est vraiment bien informés…

 

Source Au Lapin Blanc

 


 

Ce que ne dit pas Wikileaks

 

La retraite d’Afghanistan ressemblera à un sauve-qui-peut général où les militaires, après avoir dépensé des milliards de dollars pour massacrer hommes, femmes et enfants, apparaitront pour ce qui sont : d’absurdes criminels que seules l’ignorance et la bêtise de nos semblables sauvent de la prison.

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«La guerre est faite de tout sauf de transparence»

Fuite orchestrée, construite par des officiers du renseignement, les 105.000 documents livrés au public, par le site islandais WikiLeaks, offrent peu d’intérêt pour les amoureux de la vérité.

Les amateurs de scoop, de scandale, de petites histoires, resteront sur leur faim.

La fausseté du prétexte qui a motivé, en décembre 2001, l’invasion puis l’occupation de l’Afghanistan, est savamment dissimulée, dans les plis du drapeau.

Pas un instant, les traitres « qui menacent la sécurité nationale », selon l’expression de Washington, ne dénoncent les marchands de canons, les multinationales du crime, la CIA ou les compagnies militaires privées.

La coïncidence entre le boum de la production d’opium, dans la région du Helmand, au sud-est de l’Afghanistan, et l’occupation anglo-saxonne, n’est même pas évoquée.

On ne retrouve pas, dans cette poubelle renversée sur la Toile, les ordres de mission relatifs aux crimes de guerre, perpétrés par l’US Air Force ou les Marines, à Nawabad, le 21 août 2008 et à Bala Batuk, le 5 mai 2009.

Hormis les prisonniers et les transfuges, parlant sous la torture ou pour de l’argent, aucun rapport ne donne la parole à la Résistance ni aux milliers de villageois qui vivent dignement, sous les bombes, et qui auront contribué, à leurs manières, au départ de l’étranger.

La représentation des choses ici demeure fermement aux mains de l’occupant.

Seuls des « journalistes embarqués », des photographes de l’armée ou de soit-disant experts, le M16 en bandoulière, sont autorisés à dire la réalité.

Et malheur au reporter qui essaierait de donner à voir autre chose que la propagande : il serait tué ou pris en otage par un groupe armé.

Les journalistes français de Fr3, captifs depuis 218 jours, quelque part dans la vallée de la Kapisa, payent, aujourd’hui, le prix de ces paroles et images confisquées.

L’Histoire de cette seconde guerre d’Afghanistan doit être écrite par l’Amérique – dans la victoire comme dans la débâcle.

Tel est peut-être l’unique message qui émane de cette montagne de papiers, flottant dans l’arbre stérile d’Internet.

LE GRAND MÉNAGE AVANT UNE RETRAITE PITOYABLE

Comme dans les films évoquant la chute de Saïgon, en 1975, ou la prise d’assaut de l’ambassade des États-Unis, à Téhéran, les petits fonctionnaires américains brûlent tous les documents compromettants et ne sauvegardent que l’essentiel : leur propagande.

Les informateurs de Julian ASSANGE, responsable de WikiLeaks, ambitionnent, avec une avalanche de détails, de conforter les fables qu’on nous sert depuis les attaques de New-York.

Entre autres : la collusion de l’armée pakistanaise avec les talibans et l’aide militaire, apportée par l’Iran, au groupe chiite de Guldbudin HEKMATYAR, le Hezb-i-Islami.

Mais le nombre de preuves assénées par des militaires dont la première mission n’est pas exactement l’information n’en font pas des certitudes recevables par un tribunal.

Les accusations portées contre le général pakistanais à la retraite, Hamid GUL, présenté comme une sorte de roi des talibans, frisent le ridicule et ne résisteraient pas, cinq minutes, à l’analyse d’un juge d’instruction.

Les charges contre ce vieillard de 74 ans, décoré à la chute du Mur de Berlin, par le gouvernement allemand, « pour services rendus », rappellent les injonctions de Condoleeza RICE qui demandait, en décembre 2008, l’arrestation immédiate de l’ancien directeur de l’Inter Service Intelligence (ISI).

« Le vainqueur de l’armée Rouge », fort en gueule, qui connaît très bien les méthodes de la CIA – il a travaillé pour eux pendant vingt ans – avait eu l’outrecuidance de dénoncer les auteurs des attaques de Mumbay, le 26, 28 novembre 2008, comme de probables mercenaires à la solde de Langley, soutenus par l’Intelligence Bureau, le M16 et le MOSSAD.

Le but des attaques de Mumbay, attribuées officiellement au groupe Cachemiri, le Laskar-e-Toyba, étant de créer un casus belli et de forcer le gouvernement indien à entrer en guerre comme ce fut le cas, après l’attaque du parlement indien, le 13 décembre 2001…

Peu de nos concitoyens savent qu’il y a un lien intime entre l’évolution de la situation politique, militaire, en Afghanistan et la question disputée du Cachemire, occupé par l’armée indienne.

Chose que Wikileaks et « nos balances du Pentagone » laissent volontairement dans l’ombre…

LES MACHOIRES INDIENNES DU PIEGE AFGHAN

Lors de l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, en décembre 1979, Indira GANDHI fut l’une des rares dirigeantes des pays non-alignés à saluer l’arrivée des Soviets à Kaboul ; et le gouvernement de son successeur, le premier à déplorer leur retrait lorsque l’URSS décida de retirer leurs troupes en 1989.

Car la chute du régime pro-soviétique de Najibullah et le triomphe des talibans, à Kaboul, provoquèrent et aidèrent une insurrection pro-pakistanaise, à Srinagar, dans la partie est du Cachemire, occupé, depuis 1947, par l’armée indienne.

Une insurrection qui dure et retient l’attention de 400.000 militaires et para-militaires indiens.

Dans la seconde guerre d’Afghanistan, une configuration, plus dramatique, se met en place et inquiète le commandement de l’ISAF.

Le plan de « sortie honorable » qui mise sur la capacité de l’armée afghane à assurer seule la sécurité du pays ne tient pas.

La nature profondément féodale et « anti-nation » des montagnards pachtouns interdit toute forme d’espérance aux occupants.

Les structures étatiques et le voile de modernité qu’avaient laissé les soviétiques à leur départ, en février 1989, avaient tenu à peine deux ans…

Mais ce qui rend plus périlleux la transition, c’est le grand jeu auquel se livrent la puissance indienne qui a repris, semble-t-il, les ambitions du Raj britannique, et le Pakistan au bord d’une révolution islamique.

Le risque permanent de clash entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances à couteaux tirés, qui possèdent l’arme nucléaire, obère toute sortie maîtrisée du corps expéditionnaire, le forçant à dépendre de l’une ou l’autre des nations rivales.

La Russie, la Chine, la république iranienne, les républiques d’Asie centrale, pour différentes raisons, quant à elles, malgré leurs rivalités avec les États-Unis, ne souhaitent pas le départ du corps expéditionnaire et regardent perplexes le drame se jouer.

Cette impossibilité des coalisés à fixer clairement les conditions de leur retrait et d’empêcher les conséquences (l’entrée victorieuse de talibans à Kaboul, une guerre entre le Pakistan et l’Inde, suivie d’une révolution islamique en Afpak) pourrait conduire l’OTAN à l’implosion.

Un soldat du contingent hollandais qui désertait récemment le piège afghan résumait ainsi le désastre : « Ce fut une erreur d’y mettre le pied et une plus grande encore de le lever. »

 

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UN « CAPITALISME DU DÉSASTRE » QUI NE RÉUSSIT PAS A L’OTAN

Le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est le plus grand dommage collatéral de l’aventure.

Au lieu de stabiliser la région, la présence américaine, « dans la montagne rebelle », a provoqué une guerre civile, au Pakistan, qui a fait des millions de réfugiés et coûté la vie, selon Zaïd Hamid Zaman (journaliste pakistanais, consultant à Brasstrack) « au moins à vingt milles personnes ».

Les bombardements des populations par les drones de la CIA, les attaques kamikazes dont beaucoup se demandent, eu égard aux cibles choisies (cinémas, marchés, mosquées), s’ils ne sont pas l’œuvre de groupes terroristes payés par l’étranger, ont créé les conditions propices à une révolution islamique anti-impérialiste, au sein même de l’armée.

Si les documents militaires, divulgués par WikiLeaks, montrent bien le trou béant dans lequel s’abîme chaque jour davantage l’aventure coloniale, les sources militaires se refusent à montrer l’ampleur des dégâts que la CIA et leurs compagnies privées comme Black Water, ont commis au Pakistan.

Pire, elles trahissent l’intérêt de leurs propre pays en épousant les vues de la puissance régionale dont le général MacChrystal, lui-même, dénonçait, avant d’être remercié, « la présence de plus en plus néfaste en Af-Pak».

Cependant cette analyse considérant l’influence indienne comme néfaste n’est pas partagée par la majorité des officiers composant le commandement des forces d’occupation.

Notamment des Français qui ont fait défiler, le 14 juillet 2009, un contingent de la marine indienne sur leur propres Champs-Elysées…

Leurs analyses correspondent, en effet, à celles des diplomates de New Dehli, qui envisagent, dans la revue « Indian Foreign Affairs Journal », de janvier-février 2010, la périlleuse période de transition.

A savoir : l’envoi d’un corps expéditionnaire indien, sous mandat onusien, d’abord dans la vallée du Panshir, puis déployé sur l’ensemble des zones pachtounes tenues par les coalisés.

Une telle hypothèse déboucherait inévitablement sur une guerre avec le Pakistan et une intervention, peut-être, de la Chine qui a signé des accords de défense avec Islamabad.

Pour les Pakistanais, « le pire reste toujours possible » car l’Inde, ex-pays non aligné, a signé, en 2005, un formidable accord stratégique avec les États-Unis.

Pour appuyer ce dispositif, l’Indian Air Force (IAF) occupe déjà une base militaire louée précédemment aux Français, à Douchambé, au Tadjikistan.

De plus, le Border Road Organization (BRO), protégé par quelques dix milles paramilitaires de l’Indian Tibetan Border Police Force (ITBPF), présents en Afghanistan, a construit une route stratégique de la frontière iranienne à Kandahar.

Après négociation avec un Iran, soumis à un embargo sévère et dépendant pour son raffinage de la compagnie indienne, ONGC, l’Indian Navy qui disposera bientôt d’un nouveau porte-aéronefs, escortés de sous-marins de type Scorpène, pourrait débarquer un corps expéditionnaire de plusieurs centaines de milliers d’hommes à l’horizon 2014.

Les marqueurs présageant un tel exercice, dans l’Océan indien, sont nombreux.

De 2001 à 2009, les manœuvres avec les forces de l’OTAN se sont multipliées, les commandes de matériels militaires, notamment en navires de guerre, à l’étranger, ont quadruplé de volume.

Signe que l’intention américaine n’est pas nouvelle : en décembre 2001, l’US Navy confiait à la flotte indienne l’escorte des pétroliers qui ravitaillent le corps expéditionnaire du détroit d’Ormuz aux eaux sombres du littoral (opération Sagittarius).

Or depuis 1947, le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est historiquement le porte-avions de l’impérialisme US, dans la région.

Encore, aujourd’hui, l’armée pakistanaise, sur ordre de Washington, se bat, avec acharnement et beaucoup de brutalité contre ses propres populations insurgées du FATA et du Waziristan, lesquelles sont bombardées régulièrement, depuis 2006, par les drones de la CIA.

Cette guerre civile, provoquée, en grande partie, par l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan, a fait, depuis le début de l’opération Enduring Freedom, en deçà de la ligne Mortimer-Durand, plus de morts que les quatre conflits avec l’Union indienne.

Une majorité de pakistanais pensent sérieusement que les États-Unis, malgré leurs aides financières, avec la complicité active de l’Inde et d’Israël, sont à l’origine de leurs malheurs.

Des intellectuels américains comme Michel CHOSSUDOVSKI confirment leur point de vue, dans un article où le dissident explique la déstabilisation planifiée de la république islamique.

Pas une note des 105 000 documents secrets, publiés par WikiLeaks, n’évoque cette dimension !

L’armée pakistanaise fait pourtant partie du CENTCOM et nombre de bases importantes comme Jacobadad d’où partent les drones qui massacrent les Pachtouns, au Wasziristan, sont consacrées au déploiement de l’US Air Force.

On estime à 25 000 hommes la présence américaine sur le sol pakistanais : soldats, pilotes, diplomates, agents de différents départements (FBI, DEA, etc.), mercenaires de compagnies privée comme Xe ou Vinel.

L’ambassade US à Islamabad dirige quasiment le gouvernement ZARDARI-GILANI dont le soutien, dans la guerre contre le terrorisme, est crucial.

Mais ce soutien à l’impérialisme est à double tranchant, s’il satisfait les étrangers, il éloigne de plus en plus les populations locales de leur propre gouvernement.

A bien des égards, « le double jeu» évoqué par WikiLeaks serait plus le fait des américains que des officiers pakistanais.

Le chef d’état-major, le général KAYANI comme le général MUSHARRAF, actuellement en exil à Londres, ont fait leurs classes dans les académies US et sont des amis intimes de l’amiral Mike MULLEN qui commande la flotte de la zone Asie-Pacifique.

Pourquoi ces simples informations dont on pourrait vérifier l’exactitude, dans n’importe quelle encyclopédie en ligne, ne figurent-elles pas dans les papiers de WikiLeaks ?

La guerre racontée par le site « pacifiste » témoigne, semble-t-il, de l’âpre combat que se livrent, par informations divulguées, des éléments proches de l’ancien gouvernement BUSH, pro-indiens, et une administration OBAMA, en plein désarroi, qui tient l’armée pakistanaise comme la clef de voûte pour sortir, dans l’honneur, du bourbier afghan.

CONCLUSION PROVISOIRE

La guerre en Afghanistan n’est pareille à nulle autre : une fois commencée, elle ne s’achève jamais avant la disparition complète de l’envahisseur et ceux et celles qui les ont aidés.

Dans les massifs himalayens de l’Hindou Kouch, les âmes des hommes, tués par les armes, poursuivent les vivants d’une haine sans fin.

Le complexe militaro-industriel va connaître, pour la première fois de son histoire, un échec retentissant face à une société archaïque, profondément religieuse, dont le moteur n’est pas l’argent mais la Vengeance.

Source
Mecanopolis
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Publié dans International

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