Le dollar va-t-il définitivement péricliter ?

Publié le par Aleth



La Chine et la Russie abandonnent petit à petit le dollar. Le début de la fin du billet vert (?) Les semaines ou les mois à venir le confirmeront. L'abandon du Dollar était en tout cas l'intention de Saddam Hussein - concernant les transactions liées au pétrole - avant l'invasion US en Irak, et c'est aussi l'intention de Hugo Chavez ou Mahmoud Ahmadinejad.

Pour rappel la nouvelle monnaie de l'Union Nord-Américaine, l'Amero, censée remplacer le dollar US - ainsi que le dollar CA et le peso mexicain - est déjà dans les cartons depuis des années. Une simple coïncidence ? D'ailleurs cette monnaie est déjà utilisée entre les pays concernés, au même titre que l'Ecu au sein de l'Union Européeenne avant la mise en place définitive de l'Euro.




Que représentent les deux éclairs qui se croisent dans la serre droite de l'aigle ?

 

 



Pour faire une parenthèse, la Banque Fédérale Américaine - la FED institution financière privée (Rockefeller & co.) représentant le coeur du système économique US, responsable de l'émission des billets verts - a dernièrement confirmé avoir égaré... 9700 milliards $ (!!!) Pour résumer l'inspectrice générale Elizabeth Coleman déclare à son interlocuteur Alan Grayson que personne ne sait vraiment ce qui s'est passé, et où s'est envolée cette colossale somme d'argent.
 


Cela nous fait revenir quelques années en arrière, lorsque Donald Rumsfeld déclarait le 10 septembre 2001 que 2300 milliards $ ont 'disparu' des caisses du Pentagone (s'il y a débit il y a forcément crédit).


 
Et ces deux exemples font partie d'une myriade.

Imaginez alors les sommes gigantesques qui ont été détournées depuis des décennies à l'insu des citoyens...

Ron Paul déterminé à auditionner la FED : Loi HR 1207

Ron Paul, candidat malheureux à la présidentielle 2008, manifeste depuis longtemps la nocivité qu’il trouve à la FED, cartel de banques privées créé en 1913. Ainsi, il a participé au documentaire "Fiat Empire : Why the FED violates the constitution ?" avec Ed Griffin en 2007.


A force de détermination, il a réussi à réunir le parrainage de 222 sur 435 représentants du Congrès favorables à la loi HR 1207, à l’étude depuis le 26 février. Son nom ? Federal Reserve Transparency Act.

La presse française se tait.


 


 

La Chine commence à s’écarter du dollar


L’accord monétaire tacite entre Washington et Pékin est désormais rompu. Au cours des dernières années, la banque Goldman Sachs avait joué les bons offices pour convaincre le gouvernement US d’accepter la sous-évaluation du yuan, et pour convaincre en échange le gouvernement chinois d’investir en bons du Trésor US. Dés le début de la crise économique aux États-Unis, le directeur de Goldman Sachs, Henry Paulson, avait été nommé par le président Bush secrétaire au Trésor avec toute latitude pour maintenir cet accord. Plus récemment, le président Obama a nommé le lobbyiste pro-Chinois Gary Locke secrétaire au Commerce afin de poursuivre coûte que coûte cette coopération. Pourtant :


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 en janvier la Chine a interrompu ses achats de bons du Trésor US, puis les a finalement repris mais en bien plus petite quantité, fin mars, en échange du renoncement de Washington à porter la question de la sous-évaluation du yuan dans les instances internationales.


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 en mars, le Premier ministre et le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, plaident publiquement pour que le dollar ne soit plus la monnaie de réserve et que ce rôle échoit à une monnaie non-nationale émise par une institution internationale.


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 le 2 avril, lors du G20, les États-Unis et la Chine mettent en place un mécanisme de concertation en matière d’économie et de politique étrangère. Loin de relancer l’accord tacite entre les deux capitale, cette initiative a plutôt donné l’impression de la recherche d’une séparation à l’amiable.


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 en avril, les autorités chinoises annoncent que, du fait de la crise aux États-Unis, les échanges sino-américains ont baissé de 6,8 % en un an, tandis que les investissements US en Chine ont chuté de 19,4 %.


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 le 24 avril, la Banque centrale chinoise indique avoir quasi-doublé ses réserves en or. Elle détient 1 054 tonnes du précieux métal, ce qui la place au 5e rang mondial en la matière, tandis que ses réserves en devises s’élèvent à 1 946 milliards de dollars, ce qui la place au 1er rang mondial. Sur ces liquidités, —dont la part exacte en dollar n’est pas connue —elle transforme 95 milliards de dollars en monnaies diverses lors d’échanges avec des partenaires variés (Belarus, Malaisie, Argentine…).


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 le 26 avril, la délégation chinoise à la conférence annuelle du FMI et de la Banque mondiale intervient avec insistance pour accélérer le processus de réforme de ces institutions et limiter le droit de vote des USA au profit des pays émergents.


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 le 13 mai, des parlementaires US, soutenus par des syndicats, accusent la Chine de manipuler ses taux de change. Ils déposent une proposition de loi visant à modifier d’autorité le taux de change du dollar avec le yuan. Bien que le secrétaire au Trésor ait désapprouvé leur démarche, leur initiative apparaît comme une menace de l’administration Obama à l’égard de Pékin.


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 le 18 mai, la Chine et le Brésil déclarent renoncer au dollar pour leurs échanges bilatéraux. Pékin est devenu le premier partenaire commercial de Brasilia, avant Washington.

Les autorités chinoises se sont dotées d’une stratégie à long terme visant à développer le système bancaire national, à accroître le marché obligataire intérieur et, en définitive, à libéraliser les échanges monétaires. Elles espèrent faire de Shanghai l’une des plus importantes places boursières mondiales à l’horizon 2020 et estiment qu’en 2030 l’économie chinoise aura dépassé celle des États-Unis.


Source
Réseau Voltaire

Russie - La part des réserves en euro dépasse celle en dollar

La part de l'euro dans les réserves de change de la Russie a dépassé l'an dernier celle du dollar, montre le rapport annuel de la banque centrale présenté lundi au parlement.

La part de l'euro a été portée à 47,5% au 1er janvier, contre 42,4% un an plus tôt, Moscou ayant poursuivi sa politique de diversification progressive, et la part du dollar a été ramenée à 41,5% contre 47,0% au début 2008 et 49% au début 2007.

Les avoirs en devises étrangères de la Russie sont les troisièmes plus importantes du monde par pays, derrière celles de la Chine et du Japon. La banque centrale russe, comme d'autres institutions d'émission, a adopté une approche plus prudente et diversifié ses investissements depuis le déclenchement de la crise financière en 2007. Elle a notamment augmenté ses réserves en or.

La part de la livre sterling dans les réserves russes est restée à peu près stable - à 9,7% - et celle du yen a augmenté pour passer de 0,8% à 1,3%.

Les réserves en devises et en or de la Russie atteignaient 427 milliards de dollars (316,5 milliards d'euros) au début 2009. Elles ont fondu d'un tiers environ en cinq mois en raison des interventions répétées de la banque centrale sur le marché des changes pour éviter une dépréciation trop rapide du rouble.

Le rapport montre aussi pour 10.800 milliards de roubles (249,25 milliards d'euros) d'investissements de la banque centrale en obligations étrangères, dont 6.500 milliards en emprunts émis en Europe et 4.060 milliards en emprunts émis aux Etats-Unis.

La banque centrale russe avait indiqué en mars que plus de 30% de ses réserves étaient composées de fonds d'Etat du Trésor américain.

Source Reuters


Publié dans Economie

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