Groupe Bilderberg et silence des médias français

Publié le par Aleth


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Le 16 mai, comme les jours précédents, les médias conventionnels français ne semblent guère évoquer la réunion du Cercle de Bilderberg qui se tient cette semaine à Athènes (ndlr : la semaine dernière). Ce silence rappelle fort celui gardé à l'occasion de la réunion européenne de la Commission Trilatérale à Paris en novembre dernier avec la participation d'au moins deux ministres français en activité. Un tel zèle dans le blocage paraît même exceptionnel par rapport à des pays voisins comme le Royaume-Uni, la Suisse, l'Espagne... où des médias analogues laissent au moins filtrer quelques informations.

El Periódico publie un article daté de ce vendredi, faisant notamment état de la participation du ministre des affaires étrangères espagnol Miguel Ángel Moratinos à la réunion du Groupe de Bilderberg. La reine Sofía, qui a participé à ces réunions annuelles une bonne dizaine de fois mais déclare ne pas y avoir pris la parole, estime que le fonctionnement assez secret de ce cercle n'est pas dû à une quelconque volonté de conspiration et qu'il s'agit d'activités strictement privées où personne n'intervient au titre de ses fonctions.

Reprenant une dépêche AFP du 14 mai que les médias français ne semblent pas s'être empressés de diffuser, Romandie.com fait état entre autres des mesures hors du commun destinées à protéger cette réunion qui se tient à l'Astir Palace de Vouliagméni.

La dépêche avance également les noms de quelques participants particulièrement influents : Timothy Geithner, secrétaire US au Trésor ; Robert Zoellick, président de la Banque mondiale ; l'émissaire américain Richard Holbrooke ; José Manuel Barroso, président de la Commission européenne ; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne ; les reines Béatrix des Pays-Bas et Sophie d'Espagne ; et Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères.

En Belgique, citant la même source AFP, InfoMonde et 7 sur 7 répercutent une information analogue et mentionnent au passage quelques membres belges du Groupe de Bilderberg.

Dans un article daté de ce jeudi, The Times fournit sans complexe l'adresse détaillée de l'hôtel qui héberge la réunion de 2009 et évoque ce qui lui apparaît comme sa thématique principale. A savoir, le choix à l'échelle mondiale entre une longue dépression « amortie » ou une crise très intense pour « repartir » le plus rapidement possible. Il ne semble pas que l'avis des « petits citoyens » qui risquent d'en faire les frais soit demandé.


Aux Etats-Unis et au Canada, de nombreux médias réproduisent une dépêche d'Associated Press concernant deux manifestations organisées à la proximité de l'Astir Palace, les 15 et 16 mai, contre ladite conférence du Club de Bildeberg. La dépêche rapporte la participation à cette conférence du ministre grec des affaires étrangères Dora Bakoyannis d'après les médias grecs.

D'autres participants seraient, toujours d"après la même source mais sans confirmation officielle : le secrétaire US du Trésor Tim Geithner, le directeur du National Economic Council des Etats-Unis Larry Summers, le représentant spécial de l'administration Obama pour le Pakistan et l'Afghanistan Richard Holbrooke, le président de la Banque Mondiale Robert Zoellick, le président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet et le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso.

Une relation qui s'accorde avec celle fournie par la dépêche AFP citée plus haut. Mais dans ce cas, peut-on vraiment parler d'activité à titre privé ?

Le 10 mai, le site canadien Mondialisation avait publié un article de Thierry Brugvin intitulé : « La gouvernance non démocratique et illégale. En France, en Afrique et dans le Monde », accessible à l'adresse : http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13555.


Le 14 mai, Le Point publie un article d'Alain Duhamel dans la rubrique de débats, en commentaire à un ouvrage récent publié par les Editions du CNRS et concernant principalement la période 1789 - 1944 : « Les puissances de l'ombre », textes présentés par Emmanuel Kreis que Duhamel qualifie de « spécialiste du mythe du complot judéo-maçonnique ».

Tel qu'Alain Duhamel présente le sujet, l'ouvrage et l'article apparaissent destinés à démonter ce que l'on appelle la « théorie du complot » que Duhamel amalgame avec la critique des activités actuelles de la Commission Trilatérale ou du Groupe de Bilderberg.

On dirait même une sorte d'exorcisme préventif, au vu de l'allusion de Duhamel aux « périodes de crise » et du titre lamentablement pamphlétaire de l'article : « La mythologie des puissances de l'ombre ».

Pourtant, la Commission Trilatérale existe bien, dispose d'un site sur la Toile et ne se cache pas. Elle affiche même d'avance ses dates et lieux de réunion, et diffuse des comptes rendus et rapports très détaillés. Quant au Cercle de Bilderberg avec sa conférence annuelle, son existence est également bien connue, même si son fonctionnement est plus discret. Où est la « théorie du complot » ? Il paraît normal de s'interroger sur des réunions prétendument privées de hauts responsables de la grande finance, des multinationales, du monde politique, des Etats et des grandes administrations...

Alain Duhamel, qui a été membre du Siècle pour la prémière fois en 1978 après avoir été professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, semble oublier que le Groupe de Bilderberg, le Siècle et la Commission Trilatérale, comme l'ensemble des actuels « think tanks » et cercles de « décideurs », sont postérieurs à la Libération. On voit donc mal le rapport entre ces produits du capitalisme de l'après-guerre, qui échappent au contrôle des citoyens, et l'objet central des recherches d'Emmanuel Kreis.

La véritable question étant, comme dans le cas de la Commission Trilatérale ou d'autres cercles et « think tanks », celle de la mise en place de gouvernances officieuses échappant à tout contrôle citoyen. Où se trouve le pouvoir de décision réel ?

Comme trop souvent, la pensée que répercute Alain Duhamel confond et mélange la question de la « théorie du complot » avec celle de l'apparence d'impartialité et d'indépendance des instititutions.

On ne voit pas, non plus, pourquoi faudrait-il mélanger la question de l'antisémitisme dont les classes dirigeantes européennes se sont rendues responsables de manière récurrente depuis l'Empire Romain, avec celle du rôle de cercles influents de la franc-maçonnerie dans des entreprises telles que la « grande expansion coloniale » de la fin du XIX siècle. Du colonialisme de la canonnière de cette période ont découlé notamment la première guerre mondiale et l'ensemble de ses suites.

Et l'antisémitisme, avec ses persécutions à grande échelle jusqu'à l'extermination en masse, n'a-t-il pas été lui-même un gigantesque complot ?

Quel rapport, d'ailleurs, entre la théorie antisémite du « complot juif » et la dénonciation d'une politique colonialiste à laquelle des secteurs importants de la franc-maçonnerie ont largement participé ?

Encore à ce jour, l'Assemblée Nationale française diffuse, dans sa rubrique « Grand moments d'éloquence parlementaire » des extraits de l'exécrable discours de Jules Ferry sur les prétendus « droits et devoirs des races supérieures ».

De même, la United Grand Lodge of England persiste à inclure le fondateur de l'apartheid Cecil Rhodes dans sa galerie de « famous masons ».

Sur la Toile, une note du 11 juin 2008 fait état d'une liste officielle (réputée incomplète) des participants à la réunion de la même année du Groupe de Bilderberg qui pouvait être obtenue par demande téléphonique. Apparemment, cette liste n'a fait l'objet d'aucun rectificatif ni démenti.

Côté français, on y trouve : Nicolas Baverez, Henri de Castries, Bertrand Collomb, Jean-Pierre Jouyet, Bassma Kodmani, Christophe de Margerie, Thierry de Montbrial, Christine Ockrent, François Pérol, Manuel Valls et Hubert Védrine.

Ce serait, précisément, une excellente raison pour qu'une publicité normale et objective soit faite en France à propos de cette conférence annuelle de 2009 du Cercle de Bilderberg, qui se tient trois semaines avant les élections au Parlement Européen.

Collectif "Indépendance des Chercheurs" (France)

Source
http://science21.blogs.courrierinternational.com


Voir aussi les articles :

Les recommandations de l'OCDE pour la France en 2009 (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

Les recommandations de l'OCDE pour la France en 2009 (II)

Les recommandations de l'OCDE pour la France en 2009 (III)


OCDE, travail « informel » et délocalisations

Services publics et adversaires innommables (I)

Services publics et adversaires innommables (II)

 







MISE A JOUR

  
Liste des participants à la réunion 2009 du Groupe de Bilderberg (Réseau Voltaire)
Vouliagméni, Grèce, 14 au 17 mai 2009

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La réunion annuelle du Groupe de Bilderberg s’est tenue du 14 au 17 mai 2009 à l’Astir Palace de Vouliagméni (une station balnéaire proche d’Athènes). Sous les auspices de la famille régnante des Pays-Bas et sous la garde de l’OTAN, ce club rassemble une centaine d’invités du monde des affaires, de la politique et des médias favorables à l’Alliance atlantique. Il semble que cette année, Henry Kissinger n’ait pu y participer et que, pour la seconde année, des Suisses y aient été conviés.

Président honoraire
Étienne Davignon
Secrétaire général honoraire
Martin J. Taylor
Rapporteurs 2009
Vendeline von Bredow (chf de rubrique, The Economist)
Edward McBride (rédacteur en chef, The Economist)


Nationalité Prénom et nom Fonction

Allemagne/Suisse

Josef Ackermann

directeur de la Deutsche Bank

USA

Lt-Gen Keith B. Alexander

directeur de la National Security Agency (NSA)

Grèce

Georgios Alogoskoufis

ancien ministre de l’Économie

USA
 
Roger Altman

directeur de la banque d’affaires Evercore Partners

Grèce

Takis Arapoglou

directeur de la National Bank of Greece

Turquie

Ali Babacan

ministre des Affaires étrangères

Grèce

Dora Bakoyannis

ministre des Affaires étrangères

Norvège

Jon Fredrik Baksaas

directeur Telenor Group
Portugal Francisco Pinto Balsemão
ancien premier ministre et actuel Pdg de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa

France

Nicolas Baverez

chroniqueur de l’hebdomadaire Le Point (groupe Pinault), formé par Raymond Aron

Pays-Bas

Beatrix Ière

reine

Italie

Franco Bernabè

Pdg de Telecom Italia

France

Xavier Bertrand
(non confirmé)

secrétaire général de l’UMP
(parti du président Sarkozy)
Suède Carl Bildt
ancien Premier ministre puis envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans, actuel ministre des Affaires étrangères

Suède

Jan Björklund

ministre de l’Éducation

Suisse

Christoph Blocher

propriétaire d’EMS Chemie et vice-président de l’Union Démocratique du Centre

France

Alexandre Bompard

Pdg de la radio Europe 1 (groupe Lagardère)

USA

Max Boot

Council on Foreign Relations

Espagne

Ana Botín
(non confirmée)

directrice de la Banco Español de Crédito, formée chez JP Morgan

Autriche

Oscar Bronner

directeur Der Standard

France

Henri de Castries

Pdg des assurances AXA

Espagne

Juan Luis Cebrián

co-fondateur d’El Pais et Pdg de la holding de presse écrite et audiovisuelle Prisa

Canada

W. Edmund Clark (non confirmé)

Pdg de la Toronto-Dominion Bank

Royaume-Uni

Kenneth Clark
(non confirmé)

député conservateur et « chancelier de l’échiquier » dans le gouvernement fantôme de David Cameron
Belgique Luc Coene
gouverneur adjoint de la Banque centrale de Belgique

USA

Timothy C. Collins

directeur du fonds de placement Ripplewood Holdings

Grèce

George A. David

Pdg de Coca-Cola-Grèce

Royaume-Uni

Richard Dearlove

ancien directeur du MI6 (services secrets extérieurs)

Grèce


Anna Diamantopoulou

ancienne commissaire européen

Italie

Mario Draghi

gouverneur de la Banque centrale d’Italie (formé chez Goldman Sachs)

USA


Nicholas N. Eberstadt

American Enterprise Institute

Danemark

Anders Eldrup

Pdg de DONG Energy, trés actif dnas la préparation du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique

Italie

John Elkann

vice-président de Fiat

Allemagne

Thomas Enders

co-Pdg d’EADS

Espagne

José Manuel Entrecanales-Domecq

vice-président du groupe de construction Acciona

Espagne


Isidre Fainé Casas (non confirmé)

Pdg de la banque Caixa

Autriche

Werner Faymann

chancelier

USA/Royaume-Uni

Niall Ferguson

professeur d’histoire à la Harvard Business School, historien officiel des Rothschild et d’Henry Kissinger

USA


Timothy Geithner (non confirmé)

secrétaire au Trésor
Iralande Dermot Gleeson
avocat d’affaires, administrateur des Allied Irish Banks

USA

Donald E. Graham

Pdg du Washington Ρost

Pays-Bas

Victor Halberstadt

professeur d’intégration économique à l’université de Leiden

Pays-Bas

Ernst Hirsch Ballin

ministre de la Justice

USA

Richard Holbrooke

envoyé spécial des États-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan

Pays-Bas

Jan Hommen

Pdg banque ING

Int


Jaap de Hoop Scheffer

secrétaire général de l’OTAN

USA

James A. Johnson

vice-président du fonds de placement Perseus (il avait organisé en 2008 l’audition secrète d’Hillary Clinton et Barack Obama par le Bilderberg)

USA


Gen. James L. Jones (non confirmé)

conseiller de sécurité nationale

USA

Vernon Jordan

ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la banque d’affaire Lazard Frères

USA


Robert Kagan
(non confirmé)

historien néo-conservateur

Finlande

Jyrki Katainen

ministre des Finances

USA

Gén. John M. Keane 

associé d’Ehud Barack au sein de SCP Partners

USA

Muhtar Kent

Pdg Coca-Cola

Royaume-Uni


Baron Kerr of Kinlochard

vice-résident de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform

Allemagne

Eckart von Klaeden

porte-parole de la CDU/CSU pour les questions internationales

USA

Klaus Kleinfeld

Pdg des aluminium Alcoa

Turquie

Mustafa Vehbi Koç

Pdg de la holding industrielle Koç

Allemagne

Roland Koch

ministre-président du land de Hesse, vice-président de la CDU

Turquie

Sami Kohen

directeur du quotidien Milliyet

USA

Henry Kravis

Pdg du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts & Co.

USA


Marie-Josée
Kravis

économiste, épouse du précédent

Union européenne

Neelie Kroes

commissaire européen à la concurrence

Grèce

Odysseas Kyriakopoulos

Pdg des mines S&B Group et président de la Fédération des industriels grecs

France

Christine Lagarde

ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi

Int

Pascal Lamy

directeur général de l’Organisation mondiale du commerce

Portugal


Manuela Ferreira Leite

président du Partido Social Democrata

Espagne


Bernardino León-Gross

secrétaire général de La Moncloa (palais du président Zapatero)

Allemagne

Peter Löscher

Pdg Siemens

Royaume-Uni

Peter Mandelson

secrétaire d’État pour le business, l’entreprise et la réforme de la régulation

USA

Jessica Mathews (non confirmée)

présidente de la Carnegie Endowment for International Peace

Belgique

Philippe Maystadt

président de la Banque européenne d’investissement

Canada

Frank McKenna

ancien ambassadeur aux USA, chairman de la Toronto-Dominion Bank

Royaume-Uni

John Micklethwait

directeur de l’hebdomadaire The Economist

France

Thierry de Montbrial

président de l’Institut français des relations internationales (IFRI)

Italie

Mario Monti

ancien commissaire européen à la concurrence, président de l’université Bocconi de Milan, président du think tank Bruegel

Espagne

Miguel Ángel Moratinos

ancien président de l’OSCE, actuel ministre des Affaires étrangères

USA

Craig Mundie

Microsoft

Canada

Heather Munroe-Blum

présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec

Norvège

Egil Myklebust

ancien président du patronat, actuel Pdg de la compagnie d’aviation SAS

Allemagne

Matthias Nass

rédacteur en chef adjoint du quotidien Die Zeit
Espagne
Juan Maria Nin-Genova

Pdg banque La Caixa

France

Denis Olivennes

lobbyiste pour le renforcement des droits d’auteur, directeur de l’hebdomadaire Le Νouvel Οbservateur »

Finlande

Jorma Ollila

chairman Royal Deutch Schell et Nokia

Royaume-Uni

George Osborne

député, chancelier de l’échiquier dans le gouvernement fantôme

France

Frédéric Oudéa

Pdg de la Société Générale

Allemagne

Cem Özdemir

co-président du parti des Verts

Italie

Tommaso Padoa-Schioppa

président du comité directeur du Fonds monétaire international, président de Notre Europe

Grèce

Alexis Papahelas

rédacteur en chef du quotidien Kathimerini

Grèce


Dimitris Papalexopoulos

Pdg Titan Cement
Grèce
Yannis Papathanasiou

ministre de l’Économie et des Finances

USA

Richard Perle

Αmerican Εnterprise Ιnstitute


USA


Gén. David
Petraeus


commandant en chef de l’U.S. Central Command

Belgique

SAR Philippe

duc de Brabant, héritier du trône

Portugal

Manuel Pinho

ministre de l’Économie

Int

Jean Pisani-Ferry

directeur du think tank Bruegel

Canada

Robert Prichard

Pdg de la holding de presse écrite et audiovisuelle Τorstar

Int

Romano Prodi

responsable des opérations jointes de maintien de la paix en Afrique ONU-UA

Finlande

Hanna Rajalahti

rédacteur en chef du magazine économique Talouselämä

Canada

Heather Reisman

Pdg de la chaîne d’édition et de distribution Ιndigo Βooks & Μusic

Norvège

Eivind Reiten

Pdg du papetier Norske Skog

Tchéquie/Suisse

Michael Ringier

Pdg de la holding de presse Ringier

USA

David Rockefeller

banquier

USA

Dennis Ross
(non confirmé)

conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud

USA

Barnett Rubin

politologue spécialiste de l’Afghanistan

Espagne


Alberto Ruiz-Gallardón

maire de Madrid

Turquie


Suzan Sabancı Dinçer

Pdg d’Akbank

Canada

Indira
Samarasekera

présidente de l’université de l’Alberta

Autriche

Rudolf Scholten

administrateur de l’Oesterreichische Kontrollbank

Int

Josette Sheeran

directrice du Programme alimentaire mondial

Italie

Domenico
Siniscalco

vice-président Morgan Stanley International

Espagne

SAR Sofia

reine

Espagne

Pedro Solbes

ministre de l’Économie démissionnaire en avril
USA
Lawrence Summers
(non confirmé)

directeur du Conseil économique national

USA

James Steinberg

secrétaire d’État adjoint

Int

Björn Stigson

président du World Business Council for Sustainable Development

Grèce

Yannis Stournaras

directeur de la fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE)

Irlande/Royaume-Uni /Vatican

Peter Sutherland

ancien directeur de l’Organisation mondiale du Commerce, actuel Pdg de British Petroleum et conseiller financier du Vatican

Int

Nobuo Tanaka

directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique

USA

Peter Thiel

co-fondateur de PayPal, Pdg du fonds de placement Clarium Capital Management

Danemark

Helle Thorning-Schmidt

secrétaire général du Parti social démocrate

Danemark

Thomas Thune Andersen

Pdg Maersk Œil

Autriche

Andreas Treichl

Pdg Erste Group Bank

Int

Jean-Claude
Trichet

président de la Banque centrale européenne

Grèce

Loukas Tsoukalis

président de la Fondation héllénique pour l’Europe et la politique étrangère (ELIAMEP)

Turquie

Agah Ügur

Pdg Borusan Holding

Finlande

Matti Vanhanen

Premier ministre

Suisse

Daniel Vasella

Pdg du laboratoire pharmaceutique Novartis

Pays-Bas

Jeroen van der Veer

Pdg de la Royal Dutch Shell

Belgique

Guy Verhofstadt (non confirmé)

ancien Premier ministre

USA

Paul Volcker

directeur du Conseil pour la Reprise économique

Suède

Jacob Wallenberg

chairman du fonds d’investissements Investor AB

Suède

Marcus Wallenberg

directeur du fonds d’investissements Investor AB

Pays-Bas

Nout Wellink

gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas

Pays-Bas

Hans Wijers

Pdg AkzoNobel

Royaume-Uni

Martin Wolf

rédacteur en chef au Financial Τimes

USA

James Wolfensohn

président du conseil international de Citigroup

USA

Paul Wolfowitz

American Enterprise Institute

USA

Fareed Zakaria
(non confirmé)

rédacteur en chef de l’hebdomadaire Newsweek et journaliste à CNN

Int

Robert Zoellick

président de la Banque mondiale



A présent un petit jeu pour se détendre...
Calculer en € la somme totale des salaires annuels des membres de la liste précédente ;)

Blague à part, quid de cette réunion quasiment non-médiatisée ? Le peuple n'est-il pas en droit de savoir ce qui se dit et se passe dans les 'coulisses' politico-financières lors de ces rencontres annuelles (depuis 1954) ?

La réponse est oui, le peuple est en droit de savoir, surtout lorsque des ministres et députés participent à ce 'colloque' international rassemblant autant de personnalités du monde politique et financier, dirigeants des plus grandes multinationales, etc.

Quel est l'enjeu ? Quels sont les thèmes abordés ? Les décisions pour l'avenir du Monde ?
Motus et bouche cousue...



MISE A JOUR 2

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Bilderberg 2009 : Gestion Mondiale De La Santé, La Finance, Traité de Lisbonne Ratifié, Destruction Préméditée De l'Economie.

Selon le journaliste d'investigation Jim Tucker, l'agenda Bilderberg 2009 a sélectionné comme priorités la création d'un ministère mondial de la santé, d'un ministère mondial de la finance ainsi que de fomenter une dépression économique courte. Tucker a participé au débat sur Alex Jones Show et a dit que l'ancien premier ministre suédois, un participant assidu des conférences de Bilderberg, Carl Bildt a fait un discours prônant la transformation de l'OMS en ministère mondial de la santé, du FMI en ministère mondial des finances, tous deux sous les auspices de l'ONU.

On peut noter que cela va dans le sens de la décision prise en début d'année au G20 sur le renforcement des pouvoirs du FMI et sur le tapage médiatique fait sur la "pandémie" de grippe porcine et la place dévolue à l'OMS sur le devant de la scène politique internationale dans cette histoire. Participe à cette campagne pour effrayer l'opinion publique mondiale, le co fondateur de Google, Larry Page, qui selon le quotidien britannique le Telegraph aurait dit pour justifier la rétention des données personnelles plus de six mois (maximum autorisé par l'UE), " « Le fait d’avoir ces données personnelles a beaucoup de valeur. Moins on gardera de traces comme celles-là, plus on aura de chances de tous mourir ». Selon lui, Google serait empêché de prévoir avec succès la propagation des maladies et d’épidémies comme la grippe porcine.

Le PDG de Google, Eric Schmidt, a participé à la conférence du groupe Bilderberg en 2008. Récemment il a déclaré : " historiquement, quand les marchés commencent à être règlementés, le niveau d’innovation ralentit dramatiquement ". Déclaration en phase totale avec le programme mondialiste Bilderberg. De plus, restreindre les libertés individuelles par la collecte et l'utilisation des données personnelles sur le net fait partie des actions soutenues par les Bilderberg afin d'asseoir leur hégémonie mondiale.

Selon Tucker, ces choix constituent un pas de géant vers la création d'une gouvernance mondiale planifiée par Bilderberg mais retardée ces dix dernières années. Pour centraliser leurs pouvoirs, les Bilderberg, avec les medias à leur disposition (voir ci dessous la liste des participants de cette année dont pour la France le directeur du Nouvel Obs, Olivier Devennes, le directeur d'Europe 1, Alexandre Bompard etc...) comptent mettre l'accent sur les problèmes crées par la menace de pandémie et la crise économique, comme moyens de justifier la centralisation des pouvoirs.

Taxe carbone mondiale, Traité de Lisbonne ratifié

Bildt, toujours selon Tucker, a animé une discussion sur le réchauffement climatique avec en toile de fond la création d'une taxe sur les émissions mondiales de carbone, un point majeur sur l'agenda des Bilderberg. La taxe mondiale sera directement versée à l'ONU et introduite graduellement, d'abord , discrètement, sous forme, par exemple, d'une taxe à la pompe. Ce serait à l'ancien candidat à la présidentielle américaine de 2004 et actuel sénateur US, John Kerry que reviendrait la mission de pousser pour une législation type taxe carbone à l'échelle mondiale. Kerry ne figure pas sur la liste des participants à la conférence de cette année mais on fait état d'une participation "clandestine".

Le site Foreign Policy.com note que le "sénateur John Kerry (D-MA) qui est à la tête du Comité des Relations Etrangères du Sénat voyage à l'étranger depuis vendredi". Kerry a participé au Forum Economique Mondial de même qu'à une réunion préparatoire à Rome sur des négociations sur le changement climatique qui doivent avoir lieu en fin d'année à Copenhague, avec pour objectif de mettre en avant ce point de l'agenda Bilderberg qu'est la taxe carbone. Kerry a joué un rôle central dans la proposition faite à l'Administration Obama d'une taxe sur toute émission de dioxyde de carbone par les êtres humains.

Taxer les personnes pour respirer est un élément crucial de l'agenda des Bilderberg. Ainsi, le président du conseil d'administration de BP, Peter Sutherland, présent cette année à la conférence Bilderberg en Grèce a déclaré vouloir exploiter la campagne de peur développée à propos du réchauffement climatique pour augmenter les taxes et contrôler les modes de vie des Occidentaux.

Concernant le Traité de Lisbonne scellant l'instauration du dictat libéral mondialiste dans l'UE, et ce malgré le NON des peuples français, hollandais et irlandais, Tucker a dit que Bilderberg a l'intention d'envoyer des représentants en Irlande pour parler aux dirigeants politiques afin de faire adopter le traité. On a pu déjà noter récemment dans les médias propagandistes l'apparition de résultats de sondage donnant le Oui à 52% en Irlande lors d'un prochain vote qui devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année. Les Bilderberg ont également prévu une campagne de diabolisation contre des groupes anti UE, tel le parti Libertas de Declan Ganley.

Destruction de l'économie mondiale avec préméditation

Tucker a confirmé l'information d'abord révélée par Daniel Estulin que les Bilderberg ont discuté pour décider s'il fallait faire plonger rapidement l'économie ou s'en tenir à une longue dépression agonisante. Selon lui, " Geithner et Carl Bildt ont préconisé une récession plus courte et non pas une récession de 10 ans... pour partie à cause du fait qu'une récession de 10 ans ferait du tort aux industriels du groupe Bilderberg, et bien qu'ils souhaitent avoir un ministère mondial de la main d'oeuvre et des finances, ils veulent continuer à gagner de l'argent et une récession aussi longue leur coûterait beaucoup d'argent car personnes n'achèterait leur produits manufacturés... le penchant c'est de faire en sorte qu'elle soit courte".

Selon Tucker, la réunion du groupe Bilderberg de cette année s'est déroulée dans une ambiance morose car, géopolitiquement, "les choses se présentent mal pour eux, les Américains répondent, les Européens répondent, mais leur programme reste bloqué".

Les Bilderberg craignent de perdre le contrôle dans un monde plongé dans le chaos

Selon le journaliste d'investigation, Daniel Estulin, dont les informations obtenues de l'intérieur de la conférence se sont toujours avérées exactes, les Bilderberg projètent de détruire l'économie mondiale et de réduire de 2/3 la population mondiale.

Mais, de tels objectifs ont semé un vent de panique chez les mondialistes qui craignent que la situation ne leur échappe et ainsi de perdre le contrôle du monde. Dans l'agenda pré distribué avant la conférence auquel a eu accés Estulin, certains points y sont clairement détaillés. Ainsi, les investisseurs, animés d'une fausse euphorie de reprise de l'économie sont poussés à réinvestir massivement dans le système, prélude à " de vastes pertes et de graves difficultés économiques dans les mois à venir" car les marchés actuellement à la hausse vont de nouveau plonger. Selon Estulin, les manoeuvres effectuées récemment dit de " tests de stress des banques" ne sont qu'un " canular éhonté basé sur l'estimation irrationnelle que la situation économique ne peut être pire que ce qu'elle est déjà."

L'une des principales préoccupations des Bilderberg c'est que la situation dégénère au point qu'ils finissent par perdre le contrôle de la planète. Selon Estulin, la crise économique pourrait devenir telle que sur une ou deux générations on pourrait assister à une réduction drastique des populations, de 2/3 environ. Cela pourrait se faire par le biais de famines et pandémies à grande échelle, introduisant dans les calculs des élites des inconnues qui pourraient se montrer dévastatrices, tant pour le monde que pour ces élites qui pourraient être détruites. Estulin a dit que ce sujet à longuement été abordé cette année.

Dans des documents du groupe Bilderberg datant de plusieurs années, on évoquait la " destruction de la demande". Une source au sein de la Banque Mondiale lui a expliqué la signification de cette expression. " On détruit la demande en détruisant l'économie mondiale intentionnellement".

C'est ce que l'on constate actuellement.

Estulin conclut qu'on est dans une phase de "destruction de l'économie mondiale avec préméditation".

Synthèse de plusieurs articles sur Bilderberg 2009 parus sur : www.prisonplanet.com

Liste des 11 participants français Bilderberg 2009 ( Pour liste entière de 130 participants voir en bas de l'article).

Cette liste a été traduite du grec et partiellement vérifiée notamment quant à l'exactitude des noms. Le ? signifie que la vérification est en cours, toute nouvelle information sera ajoutée ultérieurement. D'autre part il faut savoir que la liste omet volontairement de mentionner certains noms, donc n'est jamais complète.

Pour la France + informations complémentaires de la rédactrice

Nicolas Bavarez

Spécialiste du droit public en France, il est chroniqueur pour Le Monde et éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point et Les Échos. Libéral, depuis 2002, il est membre du comité d'éthique entrepreneuriale du MEDEF. Il est également membre du comité directeur de l'Institut Montaigne, et y préside le groupe de travail Affaires étrangères et défense. Sarkozyste avec certaines réserves, car pour lui Sarkozy n'est pas assez libéral.

Xavier Bertrand

Ex ministre du travail des relations sociales et de la solidarité de Sarkozy jusqu'au 15/01/2009, actuellement secrétaire général de l'UMP, franc maçon

Christine Lagarde

Ministre de l'économie

Alexandre Bompard

Ancien collaborateur de François Fillon, a succédé l'année dernière à Jean-Pierre Elkabbach à la présidence d'Europe 1. Protégé d'Arnaud Lagardère ( groupe médias Lagardère :JDD, Paris Match et Europe 1....), grand ami de Sarkozy

Henri de Castries

Président du Directoire d'AXA depuis mai 2000.

Thierry de Montbrial

Président de l'IFRI, Institut Français Des Relations Internationales , atlantiste convaincu et grand partisan de la réintégration de la France dans l'OTAN

Denis Olivennes

Ancien PDG de la FNAC, directeur général délégué du groupe Nouvel Observateur depuis juin 2008, auteur à la demande de Sarkozy du rapport sur la lutte contre le téléchargement illégal à l'origine de la Loi liberticide sur internet Hadopi.

Pascal Lamy

Président de l'OMC proche du PS

Frédéric Oudéa

PDG de la Société Générale

Jean Pisani-Ferry

Economiste

Jean-Claude Trichet.

Président de la Banque Centrale Européenne

Source Planète Non Violence

 

 

 

.
.

http://www.syti.net/Organisations.html

Groupe Bilderberg, livre de référence, à lire et à faire circuler :

La véritable histoire des Bilderbergers
de Daniel Estulin aux Editions Nouvelle Terre.

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Publié dans Nouvel Ordre Mondial

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eyeswideopen 18/07/2009 18:59

Je voudrais juste vous présenter mon blog de vidéos qui traite entre autres de ce genre de sujets:eyeswideopen.over-blog Comme beaucoup de gens je ressens qu’il y a des choses qui clochent dans le système… Et sans doute bien plus que les informations disponibles dans les médias.Ainsi cette liste de liens sur des vidéos disponibles sur le net est diverse et divisée en dossiers (économie, histoire, USA, 11 septembre, santé, internet). Elle se veut être un condensé d’informations que les médias dominants ne relaient pas.Il y a de tout en durée comme en contenu ou en présentation. Un petit commentaire les accompagne (durée, réalisateur, année, liens et bouquins éventuellement).Le critère que j’ai retenu est celui du choc intellectuel que j'ai ressenti en visionnant ces vidéos. Ce choix est bien sûr subjectif et l’idée de ce site est d’agrandir cette liste de manière participative en ajoutant des liens dans les commentaires.Surtout soyez critiqueset vérifiez les sources des informations que vous recevez. En espérant que ce site vous apporte.Cessons d’avoir peur car il n’y a aucune raison pour cela.

Aleth 19/07/2009 01:50


Certes mieux vaut la vigilance à la peur. Concernant le site, je constate que nous sommes à peu près sur la même longueur d'ondes.