DSK le pervers

Publié le par Aleth

 


Les "coulisses" de la nouvelle affaire DSK

Le 21 octobre je reçois un mail au sujet d’une émission de Thierry Ardisson diffusée sur la chaîne Paris Première les 5 et 20 février 2007. Cette émission désormais bien connue concerne de prétendues violences de DSK aux dépens de la journaliste (Paris Match, Le Figaro) et écrivain Tristane Banon.

De nombreux témoins écoutent son témoignage pendant l’émission : Thierry Ardisson, Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon.

 


A part Ardisson, personne n’ose intervenir pendant le récit de Tristane Banon. Les regards sont embarrassés et la gêne est palpable. Le seul à oser intervenir est Roger Hanin : "Tu vois, ça c’est de la connerie générale. S’il fait ça, il peut faire n’importe quoi". 

Mais, dans cette vidéo, le nom de l’homme politique est caché par un beep... Comment savoir qui se cache derrière ce bruit ? Je décide donc de contacter Tristane Banon par téléphone. Elle me confirme qu’elle parlait de DSK et me précise également qu’Entrevue a déjà publié cette révélation en mars 2007 (extrait disponible sur son site web). Je tente, sans succès, de contacter plusieurs fois DSK et son secrétariat auprès du FMI.

A ce stade l’histoire est tellement incroyable que je décide de publier un article sur AgoraVox le 22 octobre.

Dans la foulée plusieurs sites web reprennent cette information : Bakchich, Arrêt sur Images, EntreVue, 20 Minutes, Le Post, le service politique de L’Express...etc.

D’ailleurs, la journaliste de l’Express Elise Karlin précise que l’histoire de Tristane Banon et de DSK aurait même été évoquée dans un ouvrage publié en 2006 :

"Cette jeune femme est la fille d’une conseillère générale socialiste, Anne Mansouret, 9ème vice-présidente du conseil général de l’Eure. Dans leur livre Sexus Politicus, publié chez Albin Michel et qui vient de sortir en poche, Christophe Deloire et Christophe Dubois racontaient déjà, sans donner son nom, qu’Anne Mansouret avait eu l’occasion de s’expliquer avec DSK, lequel avait invoqué ’une banale tentative de séduction’, et que François Hollande était intervenu pour calmer le jeu. Cette fois, DSK est bien seul pour gérer ses soucis au FMI". 

En effet, dans leur ouvrage tout fraichement reédité, Christophe Deloire (directeur du centre de formation des journalistes) et Christophe Dubois (grand reporter pour le magazine sept à huit) consacrent un chapitre entier aux prétendues frasques de DSK entre autres avec des journalistes politiques. Au sujet de l’histoire de Tristane Banon, les deux auteurs écrivent :

"L’affaire, à l’époque, fait grand bruit dans les arcanes du pouvoir, mais la presse l’ignore (...). François Hollande, qui la connait également, préfère soutenir la jeune femme sans l’influencer. Il passe des coups de fils de réconfort. Finalement l’affaire se règle à l’amiable. Sa mère aura l’occasion de s’expliquer avec DSK à un meeting (...). Elle lui fera remarquer son manque de délicatesse. Il invoquera une banale tentative de séduction". 

Une question me vient à l’esprit : Y-aurait-il eu des pressions ou "influences" politiques derrière la décision de Tristane Banon de ne pas déposer plainte comme semblent le suggérer ces différents extraits ?

Par ailleurs, toujours le 22 octobre, sur RMC, Thierry Ardisson affirme au sujet des excès de DSK : "Tout le monde le savait. Moi, j’ai 14 copines qui me disent ’Il a essayé avec moi’... Je pense que ce type-là a une maladie... Il faut qu’il fasse une cure !"

Le 23 octobre, la journaliste Sylvie Pierre-Brossolette écrit dans Le Point :

"Etonnant Strauss-Kahn, qui n’a cessé, toute sa carrière, de flirter dangereusement avec la ligne jaune. Ses frasques sont légendaires, mais quasi aucun écho n’en a été donné par la presse, tradition française oblige. Son goût pour le sexe faible l’a conduit à prendre beaucoup de risques. Il a failli plusieurs fois être l’objet de plaintes pour harcèlement.

On l’a vu ici ou là dans des lieux d’où la plus élémentaire prudence devrait le tenir éloigné. Mais il a toujours privilégié sa liberté, ce qui ne le met pas à l’abri de quelques révélations ultérieures s’il devait être un concurrent-ou un adversaire-sérieux pour la prochaine présidentielle. Certes, tout le monde se tient par la barbichette, mais certaines personnalités prennent plus de précautions que d’autres... Et les moeurs, depuis la vulgarisation d’Internet, ne sont plus celles des dépêches prudentes de l’AFP. "

Source AgoraVox


Publié dans France

Commenter cet article

Rétroviseur 16/05/2011 18:01


Qu'on repense au sketch de Guillon sur DSK... Prémonitoire ! Sans doute Guillon était-il au courant de ces choses qu'on se gardait de diffuser au grand public. Gauche ou droite, il va falloir faire
changer de paradigme : la vie privée doit être connue, car elle peut avoir une incidence directe sur la vie publique. L'affaire DSK en est la preuve la plus éclatante.


Henri 16/05/2011 14:58


Ce type est un malade sexuel. C'est un habitué du club échangiste "Les chandelles" de Paris 1er arrondissement, et ca fait des dizaines de fois déjà qu'il agresse le personnel féminin du Sofitel a
NY et que c'est passé sous silence sous pression du groupe Accord propriétaire des lieux. Il a aggressé des dizaines de journalistes, et beaucoup d'entres elles savent qu'il ne faut jamais se
retrouver seule dans une pièce avec ce malade mental, et porter un pantalon et ne pas se laisser toucher...

Les socialites poussent des cris en France, n'ont aucun mot (pas un SEUL) pour la victime, sauf que l'accusation elle va éclater DSK comme une merde, mais d'une force que la gauche et la presse n'a
pas idée en France.

La gauche qui nous parle de présomption d'innoncence, et qui en a rien à foutre quand il s'agit d'accuser un prof (qui finit par se suicider), les victimes d'Outreau, Woerth, ou Carpentras (c'était
le FN et c'était décidé dès le début par la gôôôôche).

Le PS est une honte. Des abrutis hypocrites, menteurs, voleurs, lâches et faux culs. Sont pas prêt de gouter au pouvoir avant un paquet de générations.


Rétroviseur 16/05/2011 06:50


Votre article de 2008 résonne étrangement aujourd'hui, le 16 mai 2011, où DSK occupe tous les médias avec l'affaire du Sofitel. Mais il est étonnant que la presse nationale, dans sa grande
majorité, ne se fasse toujours pas l'écho de l'affaire Tristane Banon au moment où j'écris. Pas un mot, hier, sur le journal 20h de France 2. Ce matin, rien non plus (sauf sur I-télé). Pourtant, le
témoignage de Tristane Banon accable définitivement DSK dans l'affaire du Sofitel, car il rend tout à fait crédibles les faits qui lui sont reprochés.
Un bon sujet pour "arrêt sur images"...


Van Gorkum Joachim 16/05/2011 05:36




Jean-Charles DUBOC 26/10/2008 16:45

Le comportement de DSK, un « chimpanzé en rut », tel qu’il est décrit par Tristane Banon, n’est qu’un des aspects de la personnalité troublante de notre éléphant socialiste (à la grosse trompe) qui serait « capable de faire n’importe quoi » d’après la journaliste.
 
D’ailleurs, il y a un deuxième scandale qui est en train de monter progressivement au sein du Gouvernement, et sur Internet, et qui confirme les impressions de cette jeune femme…
 
C’est tout simplement que DSK a étouffé le dossier du détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France (1991) dont il a pris connaissance alors qu’il était ministre des Finances en 1998 :
 
http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/
 
C’est le prochain scandale, et il fera trembler la Vèm  République.
 
Jean-Charles Duboc
 

Aleth 26/10/2008 17:58


Merci pour l'info. Je vais étudier l'affaire...

A+